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Centre de formation des journalistescatégorie:journalisme catégorie:école
catégorie:école
Origine
catégorie:école
Paris, 1946. Deux ans après la Libération, la presse française doit se reconstruire en repartant de zéro. Les journalistes ayant collaboré avec le régime de Vichy sont discrédités. Les autres sont souvent jeunes et sans expérience.
Une équipe de cadres de la Résistance, menée par Philippe Viannay et Jacques Richet, fonde alors le Centre de formation des journalistes (CFJ). Son but : former les professionnels de qualité dont les nouveaux journaux ont cruellement besoin.
Étudiant en philosophie, Philippe Viannay fonda en 1941 le groupe Défense de la France dont le journal allait devenir France Soir à la libération. En 1944 il participa à la création du maquis Seine & Oise. Il fonda également en 1947 avec son épouse Hélène le Centre Nautique des Glénans, sis sur l'archipel des Glénans au large de Concarneau, et participa à ce titre à l'invention de nombreux modèles de voiliers.
Aujourd’hui, le contexte est différent, mais la mission du CFJ n’a pas changé.
Formation
Dans un monde - celui des médias - où les techniques et les compétences-métiers évoluent sans cesse, l’école a toujours su anticiper et s’adapter. En 1984, elle crée la première formation de journaliste reporter d’images (JRI). En 2000, la première formation française au journalisme multimédia. L’école et le Groupe CFPJ ont également été des pionniers dans l’adoption des systèmes de publication informatisés et la transition de l’audiovisuel vers le "tout numérique".
Au CFJ, on ne disserte pas sur la presse, on la pratique. Les élèves apprennent au contact des journalistes professionnels, dans l’ambiance et au rythme d’une rédaction. La scolarité au Centre impose une grande disponibilité, avec parfois des horaires de nuit ou de week-end... Priorité à l’info et à l’apprentissage du métier.
L’élève du CFJ n’est pas un étudiant comme les autres. C’est un jeune journaliste, considéré comme tel. Ce qui imprime un style particulier dans ses relations avec les enseignants et les intervenants du Centre. Le comportement que l’on attend de lui est celui d’un professionnel : honnêteté, rigueur, ponctualité, initiative, créativité, esprit d’équipe, sens des responsabilités, esprit critique.
L’élève journaliste du CFJ apprend à traiter toutes les sources d’information. Il s’initie à tous les genres d’écriture, à tous les modes d’expression propres au journalisme de la presse écrite, de l’audiovisuel et de l’Internet. Il s’entraîne aussi à mettre l'information en pages, en sons, en images et “en ligne”. Formé aux méthodes professionnelles et dans l’environnement technique des rédactions, il est immédiatement opérationnel à l’issue de sa scolarité.
La culture générale est partie intégrante de la compétence journalistique. La formation du CFJ prolonge celle que l’élève a acquise avant de rejoindre l’école. Il se perfectionne en français et en anglais, en histoire et en économie. Il approfondit ses connaissances sur des sujets variés dans le cadre de séminaires spécialisés.
Au-delà de la transmission d’un savoir-faire et de techniques, l’enseignement du CFJ ne perd jamais de vue l’essentiel : un journaliste est d’abord un homme libre. Qui porte sur les faits et les hommes un regard critique. Qui refuse les “prêts à penser” de toutes natures, sans pour autant cultiver détachement ou cynisme.
L’école s’emploie jour après jour à transmettre à la jeune génération les valeurs fondamentales de la profession : respect des faits, vérification de l'information, liberté et honnêteté du commentaire, pratique systématique de la discipline du “doute”, volonté enfin de toujours préserver la dignité de l'homme.
Scolarité
La scolarité dure vingt mois dont deux à trois de stage en entreprise. Assurée par des professionnels, elle vise à former des journalistes complets, polyvalents, capables de rechercher une information, de la vérifier, de la recouper et de la situer dans son contexte.
Initiation aux techniques de base
Les premiers mois sont consacrés à l’apprentissage des bases du métier : techniques de base rédactionnelles (TBR), mise en page, exercices de "desk" sur dépêches et sur dossiers, travail sur le terrain (compte rendu, reportage, interview, portrait), connaissance de la profession dans son environnement, utilisation d’Internet, culture de l’image.
Cette période d’initiation s’achève sur des semaines dévolues à la préparation et à la réalisation en temps réel d’une série de quotidiens-école.
Tronc commun multimédia
Une seconde période de onze mois (interrompue durant l’été par un stage rémunéré de huit à dix semaines, obligatoirement effectué dans la presse quotidienne régionale) est consacrée à des exercices pratiques d’agence, de secrétariat de rédaction, de photo, de radio, de télévision, d’enquête. Les temps forts de cette formation sont constitués par la réalisation en conditions réelles de nouveaux journaux-école (en presse écrite, radio, télévision et multimédia).
Chaque étudiant effectue également durant plusieurs semaines, et sous la conduite d’un professionnel chevronné, une enquête écrite ou télévisée exigeant un important travail de préparation et d’investigation.
À ce programme professionnel s’ajoutent des cycles "thématiques" abordant de façon approfondie certains grands sujets dont le fonctionnement de deux institutions, police et justice, prolongés par un enseignement du droit de la presse et une analyse approfondie de situations réelles ayant soulevé des problèmes de déontologie.
Spécialisations
Après avoir accompli ce parcours commun, les élèves sont répartis en fonction de leurs choix et de leurs aptitudes,entre divers groupes de spécialisation : presse écrite (édition, rédaction, agence), radio, télévision.
Presse écrite
Radio
Télévision
JRI
Le CFJ a été la première école de journalisme en France et en Europe à former des journalistes reporters d’images (JRI). Hommes de terrain par excellence, les JRI ne sont pas que des "hommes d’images"; comme tous les autres diplômés du CFJ, ce sont d’abord des journalistes complets. Ils sont aujourd’hui présents dans toutes les chaînes de télévision, et dans la plupart des grandes agences de reportage. Les candidats désireux de suivre la filière JRI doivent se faire connaître au moment de l’inscription. Pendant les douze premiers mois, les candidats sélectionnés suivent la même formation que les étudiants de la section générale. La formation spécifique se déroule en seconde année. L’enseignement technique est assuré par des professionnels de la télévision des chaînes publiques et privées : prise de vue, prise de son, montage vidéo. Tout l’enseignement est tourné vers le journalisme de télévision : reportages d’actualité, enquêtes, magazines d’information. Les moyens techniques mis à la disposition des jeunes reporters sont ceux équipant les chaînes de télévision : régie, plateau, trois salles de montage Beta SP, cinq caméras SP. Chaque année, le CFJ signe des accords de coproduction avec les chaînes de télévision et participe aux festivals professionnels. À leur sortie, les journalistes reporters d’images se voient proposer un premier placement dans une rédaction de télévision ou une agence audiovisuelle, parisienne ou régionale.
Enseignement général
Le programme des deux années comporte également des enseignements généraux. La pratique de l’anglais, entièrement intégrée au cursus, s’étend sur l’ensemble de la scolarité. Elle vise la maîtrise de la langue (compréhension des journaux radio et TV, lecture de la presse), sa pratique orale et écrite (réalisation, avec un encadrement constitué de journalistes anglophones, de journaux écrits ou de radiophoniques en anglais), ainsi que la connaissance des médias anglo-saxons. Hormis l’anglais, les enseignements généraux s’articulent autour de trois grands pôles : sciences économiques et sociales, humanités, arts pratiques du management.
À côté de ces pôles sont dispensés des enseignements en droit de la
presse et en déontologie. La culture générale fait partie intégrante de la compétence professionnelle d’un journaliste. Le cursus mobilise et prolonge celle que l’étudiant a acquise avant son entrée à l’école. Cependant, les disciplines fondamentales telles que l’histoire ou l’économie sont enseignées au CFJ autrement qu’à l’université. L’objectif devient en effet de mettre en perspective l’actualité et d’exercer le journaliste-élève à chercher et trouver les compléments de savoir lui permettant d’acquérir le recul nécessaire face à l’événement.
Pédagogie
Les élèves travaillent généralement par groupes et souvent en dehors des locaux du CFJ, en France comme à l’étranger, en particulier lors des divers journaux-école. Dès leur admission au Centre, ils sont considérés comme de futurs professionnels et donc soumis aux exigences (ponctualité, disponibilité, sens du travail collectif, responsabilité) propres aux entreprises de presse.
Equipements
Le CFJ inscrit son action dans l’ensemble plus vaste du Groupe CFPJ. Les élèves du CFJ bénéficient de cet environnement professionnel national et international, ainsi que de tous les équipements indispensables à une formation de haut niveau.
A la sortie du CFJ
À l’issue de la scolarité, le diplômé du CFJ se voit proposer, dans la mesure du possible, un contrat à durée déterminée d’au moins deux mois dans la spécialisation qu’il a choisie.
Concours
La sélection
On peut se présenter au CFJ soit dans la voie générale, soit dans la filière "journaliste reporter d’images" dont l’accès passe par deux épreuves complémentaires.
Conditions d'inscription
Pour s’inscrire, il faut : être titulaire au minimum d’un DEUG complet ou d’un diplôme équivalent et être né après le 31/12/1981 ; rédiger une lettre manuscrite de motivation ; verser la somme de 145 euros ou 80 euros pour les boursiers de l’Éducation nationale (non remboursable) destinée à couvrir les frais de l’examen.
Les candidats ne répondant pas aux critères d’âge ou de diplôme définis ci-dessus peuvent éventuellement obtenir une dérogation.Ils adresseront une demande dûment motivée, accompagnée d’un curriculum vitae détaillé indiquant obligatoirement leur date de naissance. Le refus de la dérogation est sans appel.
Seconde candidature
Sont autorisés à se présenter une seconde fois, uniquement, les candidats
ayant obtenu, lors de leur première candidature, une moyenne égale ou
supérieure à 6/20 aux épreuves d’actualité rédigée et de connaissances
générales d’une part, à l’épreuve de français et d’anglais d’autre part.
Dossier d'inscription
Les inscriptions se font tout d’abord par Internet (www.cfpj.com). Le
formulaire en ligne saisi, imprimer le dossier papier et l’envoyer au
secrétariat accompagné de l’ensemble des pièces demandées (copies
des diplômes, lettre de motivation, deux photos d’identité et un
chèque couvrant le montant des droits d’inscription). L’inscription est définitive au reçu du dossier papier.
Pour les candidats ne disposant pas d’Internet et d’une imprimante,
l’envoi ou le retrait du dossier au CFJ reste possible (35, rue du
Louvre 75002 Paris). Le dossier papier rempli et accompagné de toutes les pièces requises doit ensuite être retourné. La convocation est envoyée 15 jours avant les épreuves éliminatoires.
Les épreuves du concours
Conditions d'admissibilité
Tout candidat dont le total des notes aux épreuves d’actualité rédigée et de connaissances générales sera égal ou supérieur à la moyenne et qui aura obtenu la moyenne à chacune des épreuves de français et d’anglais, sera déclaré admissible.
Sujet d'actualité
Coefficient 2 • Durée 2 heures.
Six sujets sont proposés au candidat. Celui-ci doit rédiger un article de
réflexion sur le sujet de son choix, en trois feuillets maximum et
de la manière la plus journalistique possible.
Questionnaire de connaissances générales
Coefficient 2 • Durée 2 heures.
Plusieurs dizaines de questions sont soumises au candidat. Certaines
d’entre elles se présentent sous forme de photos, de cartes ou de graphiques
à légender. Elles sont destinées à vérifier ses connaissances de
culture générale et notamment dans les domaines suivants : histoire contemporaine ; institutions politiques, administratives, sociales et judiciaires de la France ; grandes institutions internationales ; géographie et géopolitique ; actualité (nationale et internationale, politique, économique, sociale, scientifique, sportive ou culturelle).
Français
Cœfficient 1 • Durée 45 minutes.
L’épreuve consiste en une série de tests visant à vérifier la bonne maîtrise du vocabulaire, de la syntaxe et de l’orthographe.
Anglais
Coefficient 1 • Durée 2 heures.
L’épreuve suppose une bonne maîtrise de la langue courante, entretenue par une pratique régulière depuis la fin de la terminale. Elle consiste en une série de tests destinés à évaluer la compétence linguistique du candidat, ses connaissances syntaxiques et lexicales, ainsi que sa compréhension d’un texte écrit.
Conditions d'admission
Les admissions sont prononcées par le jury du concours en fonction de la moyenne obtenue aux épreuves définitives et des résultats de l’entretien de motivation. Les candidats dont la moyenne générale est égale ou supérieure à 12/20 sont automatiquement admis. Pour les autres, le jury se prononce souverainement en prenant en compte les conditions d’âge et d’études de chaque candidat et en examinant ses résultats dans le détail.
Epreuves écrites
= Sujet libre =
Cœfficient 2 • Durée 2 heures.
Les candidats ont à traiter librement d’un thème imposé. Tous les genres de l’expression écrite sont permis. Cette épreuve est l’occasion, pour le candidat, de démontrer sa vivacité d’esprit, ses qualités d’écriture et son originalité.
= Synthèse de dossier =
Cœfficient 4 • Durée 4 heures.
Le candidat doit rédiger, à partir d’un dossier constitué de nombreux textes et articles traitant d’un même sujet un article de synthèse de cinq feuillets. Un travail qui impose une sélection préalable à la fois rigoureuse et judicieuse des éléments d’information (extraits de
rapports, de colloques, de commentaires, d’analyses ou d’interviews) contenus dans le dossier.
Attention : il ne s’agit ni de procéder à une revue de presse, ni de rédiger une dissertation, et encore moins d’exprimer un point de vue personnel sur le sujet, mais de fournir à un lecteur non averti une synthèse claire, bien écrite et, si possible, vivante, sans prétendre à l’exhaustivité, mais sans rien omettre d’essentiel.
= Épreuve optionnelle de langue vivante =
Cœfficient 1 • Durée 1 h 30 (allemand, espagnol, italien, russe).
Au moment de l’inscription, le candidat peut opter pour une épreuve
facultative dans une langue étrangère qu’il maîtrise bien. Seuls seront pris en compte dans le total final les points au-dessus de la moyenne.
Epreuves pratiques et orales
Elles se déroulent sur deux jours consécutifs à Paris.
= Enquête-Reportage (écrit) =
Cœfficient 2.
Chaque candidat dispose de 12 heures pour traiter un sujet tiré au sort le matin. Il doit impérativement effectuer son enquête seul, par ses propres
moyens. La rédaction se fait au CFJ entre 20 heures et 22 heures. La réussite à cette épreuve impose un travail de recherche de l’information qui ne soit pas seulement documentaire et des rencontres avec des interlocuteurs bien choisis. La dimension « reportage » implique que l’on rapporte non seulement des faits, des chiffres, mais aussi des choses vues et entendues.
= Enquête-Reportage (oral) =
Cœfficient 1.
Le lendemain après-midi, le candidat expose et justifie sa démarche, ses choix, devant un jury de professionnels. Durée : 20 à 30 minutes.
= Classement de dépêches (oral) =
Cœfficient 2.
Dix dépêches d’agence, datées du jour même, sont remises au candidat. Après 15 minutes de préparation, il les présente selon un classement établi par ordre d’importance et/ou en fonction de l’intérêt qu’il prête au lecteur. Un choix qu’il doit ensuite justifier au cours d’un entretien de 20 à 30 minutes.
= Entretien de motivation =
Tous les candidats ont un entretien approfondi avec un jury composé de responsables du Centre et de journalistes professionnels. Il vise à apprécier leur degré de motivation, leur état de préparation et leurs aptitudes à exercer le métier de journaliste ; ceci dans le souci d’éviter
toute erreur d’orientation.
Sélection des journalistes reporters d'images
Deux épreuves spécifiques sont organisées pour les candidats à la section journaliste reporter d’images.
= Enquête-repérages =
Cœfficient 2. Cette épreuve se passe en lieu et place de l’enquête-reportage. Le principe reste le même : 12 heures pour enquêter sur un sujet tiré au sort le matin et 2 heures pour rédiger. Il est demandé, en plus, de procéder à la prise de vues des lieux, objets, personnages que les candidats filmeraient s’ils étaient journalistes reporters d’images pour la télévision. Un appareil photo personnel (objectif 50 mm) est exigé.
= Analyse d'un reportage télévisé =
Cœfficient 2 • Durée 2 heures. Après visionnage d’un reportage télévisé d’une vingtaine de minutes, le candidat rédige une analyse critique (hiérarchisation de l’information, choix de tournage).
Frais de scolarité
Les élèves admis doivent acquitter pour l’année scolaire 3.000 euros, 800 euros pour les boursiers de l’Éducation nationale, au titre des droits de
scolarité. À cette somme s’ajoutent les cotisations de Sécurité sociale et de mutuelles étudiantes. Les élèves du CFJ sont pris en charge par la Sécurité sociale en qualité d’étudiants avec l’ensemble des avantages qui
en découlent. Par ailleurs, de nombreux « petits boulots » rémunérés leur sont proposés par des entreprises de presse (permanences de nuit ou de week-end, desk, revues de presse, flashes radio, etc.).
Par ailleurs, un partenariat a été noué avec l’Association pour le Pluralisme d’Expression (APE), créée à l’initiative du Groupe Caisse d’Epargne, et le CFJ. Son soutien se traduit notamment par des contributions aux coûts de scolarité d’étudiants boursiers de l’Éducation Nationale ou d'étudiants disposant de ressources réduites.
Bourse Julien Prunet
La direction du CFJ et l’Association des anciens élèves ont créé depuis 2003 une Bourse Julien Prunet en hommage au jeune journaliste, diplômé du CFJ, disparu en 2002. Son but est de permettre à des personnes ayant un profil « atypique » de suivre la formation du CFJ sans passer le concours, donc hors cursus traditionnel de l’école.
C’est une porte ouverte pour des candidats qui ne correspondent pas, ou plus, aux critères d’entrée. Les candidatures sont reçues sur dossier spécial à demander au secrétariat du CFJ. Ce dossier sera constitué, outre les renseignements administratifs habituels, d’une lettre de candidature (comprenant obligatoirement l’exposé des raisons pour lesquelles le candidat ne rentre pas dans les critères de sélection pré-requis), et d’une production sur un thème donné – différent chaque année – et traité sur le support de son choix (presse écrite, radio, vidéo).
Un jury composé de représentants du CFJ, de l’Association des anciens et d’une personnalité extérieure désignée chaque année (David Pujadas en 2005) se réuni fin mai afin de désigner le lauréat qui intégrera la Première année à la rentrée scolaire suivante.
Lauréats de la Bourse Julien Prunet :
2003 : Laurence Guerra ;
2004 : Nadir Dendoune ;
2005 : Laëtitia Bernard, voir [http://www.ancienscfj.com/news-art18.html sur le site des Anciens du CFJ].
Anciens
Julien Prunet
Depuis sa création, plus de 2000 journalistes sont sortis de "l’école de la rue du Louvre".
Depuis 1954, douze diplômés ont reçu de leurs pairs la consécration suprême, le prix Albert Londres.
1954 : Armand Gatti (46-49) - Envoyé spécial dans la cage aux fauves
1979 : Hervé Chabalier (69) - Le Matin de Paris
1981 : Bernard Guetta (71bis) - Le Monde
1993 : Philippe Broussard (85) - Le Monde
1995 : Bureau AFP Moscou avec Stéphane Orjollet (89)
1998 : Luc Le Vaillant (84) - Libération
2004 : Christophe Ayad (90) - Libération
2005 : Natalie Nougayrede (90) - Le Monde
- Audiovisuel (second prix créé en 1985 par le jury du Prix Albert Londres)
1990 : Gilles de Maistre (85) - J'ai 12 ans et je fais la guerre
1997 : Claude Sempere (89) - Envoyé spécial : La Corse (France 2)
2002 : Thierry de Lestrade (87) et Jean-Xavier de Lestrade (87) : La justice des hommes (Maha productions)
Les [http://www.ancienscfj.com/ Anciens du CFJ] sont présents dans toutes les grandes rédactions de la presse écrite et audiovisuelle. Le grand public retient aisément les figures de la radio et de la télévision, à l'exemple, pêle-mêle, de Pierre Lescure - France 5, Bernard Pivot - France 2, Patrick Poivre d’Arvor - TF1, David Pujadas - France 2, Alain Bedouet - France Inter, Philippe Gildas - France 5, Jérôme Bonaldi - France 2, Gérard Courchelle - France Inter, Grégoire Margotton - Canal +, Hervé Beroud - RTL, François-René Cristiani - France Culture, Anne-Sophie Lapix - M6, Guy Kedia - RMC Info, Jean-François Rabilloud - LCI, Patrice Bertin - France Inter, Hervé Chabalier - Capa, Michel Grossiord - Europe 1, Nathalie Renoux - LCI, Christophe Charles - Europe 1, Bertrand Vannier - France Inter, Jean-Michel Carpentier - France 2, Bruno Duvic - France Inter, Paul Amar - France 5... et bien d’autres.
Mais le CFJ, c’est aussi, plus modestement, des centaines de journalistes exerçant rigoureusement, professionnellement, leur métier, loin des feux de la rampe.
L'association des Anciens
Les anciens élèves diplômés du CFJ sont regroupés en une association fondée en 1952. Selon ses statuts, cette association a pour buts de : maintenir les liens entre les anciens élèves du Centre de formation des journalistes ; veiller à la défense du diplôme délivré par le CFJ et du titre d'ancien élève ; représenter les anciens au conseil d'administration du CFJ ; participer le plus activement possible à la vie du Centre, notamment en ce qui concerne l'enseignement ; défendre constamment la qualité professionnelle et morale du journaliste et s'engager à respecter et à faire respecter la Charte morale du journaliste ; contribuer à venir en aide aux Anciens ; ouvrir aux Anciens en France et à l'étranger l'accès à des emplois correspondant à leur qualification ; fournir tous renseignements et informations aux élèves du CFJ en cours d'année scolaire et à l'issue de leurs examens de sortie sur le problème des débouchés.
Liens externes
- [http://www.cfpj.com/cfj/ CFJ, site officiel]
- [http://www.ancienscfj.com/ le site des Anciens du CFJ]
Catégorie:JournalismeArticle principal : Journalisme
Catégorie:Médias
Catégorie:Presse écrite
Catégorie:Télévision
Catégorie:Radio
ja:Category:報道
Régime de Vichy
ja:ヴィシー政権
Catégorie: Gouvernement de la France
Catégorie:Régime de Vichy
Ce fut le régime politique de la partie sud de la France et des colonies françaises (avant leur libération) entre juin 1940 et août 1944.
L'expression Régime de Vichy est un terme en toute rigueur impropre car son extension n'était pas limitée à cette ville, qui n'était même pas sa capitale (seulement le siège du gouvernement), et dont ses protagonistes n'étaient pas originaires. Mais l'usage populaire a prévalu, malgré la désignation qui était officiellement la sienne : l'État français.
Les circonstances
Prologue : la défaite de 1940 et l'invasion allemande
En réponse à l'invasion de la Pologne par les troupes d'Adolf Hitler, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre au III Reich. Adoptant alors une stratégie défensive, les deux alliés, au lieu d'envahir l'Allemagne dont l'armée est occupée en Pologne, laissent celles-ci régler tranquillement leur compte aux troupes polonaises. La vitesse à laquelle l'armée polonaise, pourtant organisée avec les conseils français, s'effondre (à peine plus d'une semaine !) renforce le mythe d'une armée allemande invincible. Les français restent donc derrière la ligne Maginot et "jouent la montre" : le blocus maritime qui provoquera l'effondrement allemand comme en 14-18. C'est la drôle de guerre. Mais le 10 mai 1940, Hitler attaque en envahissant les Pays-Bas, le Luxembourg et la Belgique. Le commandement français s'y attendait et lance ses troupes à la défense de la Belgique, comme prévu. Utilisant à plein les concepts des novateurs français de 1918, ignorés par leur propre commandement (choc et rapidité, couple char-avion, concentration), le fer de lance de l'armée allemande (une dizaine de divisions blindées) traverse le massif des Ardennes, jugé impénétrable par les généraux français (et donc mal défendu, et mal soutenu lorsque l'attaque apparu évidente) et encercle du sud vers le nord l'armée franco-britannique engagée en Belgique.
Début juin la messe est dite. Le gouvernement quitte Paris. Les consignes du gouvernement (qui gardait un mauvais souvenir des millions de contribuables et travailleurs en zone envahie, et donc perdus), la haine du "boche" et la terreur savamment entretenue par les allemands eux-mêmes (attaques de la Luftwaffe sur les routes) provoquent et amplifie l'exode de centaines de milliers de civils sur les routes du pays, ruinant la logistique militaire française. La bataille de France était perdue, en dépit de la résistance farouche et héroïque de nombreuses unités. La campagne militaire cause près de 100 000 morts français et 40 000 allemands, et les Allemands capturent plus de deux millions de prisonniers.
Le 10 juin 1940, Mussolini, allié de Hitler, déclare la guerre à la France, mais ne parvient pas à faire avancer ses troupes à travers les Alpes bien défendues. Franco, sollicité, refuse d'entrer en guerre contre la France, même lorsque l'effondrement français est patent.
La demande d'armistice
Fin mai et début juin, c'est la panique aussi dans le monde politique et militaire. Les uns se résignent à la défaite et réclament l'armistice, les autres veulent poursuivre la lutte comme promis aux Anglais, en s'appuyant sur les colonies et notamment l'Algérie.
C'est le premier camp, soutenu par le général Maxime Weygand le maréchal Pétain, Pierre Laval et Darlan, qui l'emporte. Le général de Gaulle se réfugie à Londres, où il prononce son appel devenu célèbre mais passé relativement inaperçu dans le chaos ambiant. Le noyau de la France Libre se constitue alors, avec d'autre réfugiés français. D'autres se réfugient en Amérique.
Le président du Conseil Paul Reynaud, qui lui voulait continuer la lutte, préfère démissionner le 16 juin 1940 sous la pression.
Le président de la République nomme alors Philippe Pétain à sa place. Le lendemain, ce dernier annonce à la radio que la France doit cesser le combat et demander l'armistice. Le gouvernement Pétain, constitué à Bordeaux le 17 juin, et le parlement s'installèrent en juillet à Vichy, ville calme, en zone non occupée, et disposant de grandes capacités hôtelières.
La délégation française doit aller signer l'armistice le 22 juin 1940, dans le wagon même qui avait servi de cadre à l'armistice de la Première guerre mondiale et devant le monument de l'armistice qui parlait de l'orgueil criminel de l'Empire Allemand vaincu par les peuples qu'il voulait faire esclaves et que Hitler a fait ensuite exploser sous les caméras (quant au wagon il a été emporté à une musée berlinois où il fut détruit par un bombardement allié en 1943). L'Allemagne entendait ainsi effacer la défaite de la première guerre mondiale et humilier la France.
Les conditions de l'armistice sont draconiennes : la moitié nord, ainsi que la côte atlantique, passent sous occupation allemande.
La France doit pourvoir à l'entretien de l'armée d'occupation et payer une indemnité de guerre qui s'élevait à 400 millions de francs par jour.
En outre, la convention d'armistice, à l'article 8, alinéa 2, prévoit que les vaisseaux de guerre rejoignent leurs ports d'attache du temps de paix, dont certains, comme Brest, se trouvaient en zone occupée ("La désignation de ces ports sera faite d'après les ports d'attache des navires en temps de paix").
Face à ce risque insupportable (car, la marine française était une force significative) le Premier ministre britannique Winston Churchill envoya le 3 juillet 1940, une flotte britannique sommer la flotte française de Mers el-Kébir, de se joindre à elle, ou de rejoindre les Antilles françaises. L'amiral français rejeta l'ultimatum, sans informer Vichy de toutes les possibilités ouvertes par celui-ci, dont celle de rejoindre les Antilles françaises pour se mettre à l'abri des allemands. Il s'ensuivit un combat naval, au cours duquel les principales unités françaises sont détruites.
En outre, l'Italie revendique l'ancien comté de Nice et la Savoie qui sont, malgré l'insuccès des opérations militaires, occupés par des troupes italiennes.
L'instauration du pouvoir personnel
- Le parlement fut réuni en Assemblée Nationale (Sénat + Chambre des Députés) le 10 juillet 1940, et attribua les « pleins pouvoirs » au maréchal Pétain, sous la pression conjuguée des circonstances et des extrêmes pour une fois réunis, pacifistes dreyfusards et anti-sémites pro-allemands, en confiant à ce haut personnage la mission d'élaborer une nouvelle constitution. Seuls 80 parlementaires votèrent contre.
- a posteriori (et comme quelques rares voix ont pu le dire à l'époque), cette réforme peut nous apparaître comme grossièrement inconstitutionnelle, car la compétence de révision confiée par la constitution de 1875 à l'Assemblée Nationale n'était pas la propriété particulière de cette dernière, mais sa FONCTION exclusive. Selon nos conceptions juridiques modernes, certains trouvent donc évident que l'Assemblée ne pouvait ni déléguer ni transférer cette fonction à quiconque. Néanmoins, la troisième République avait une conception pratiquement illimitée de la compétence de l'Assemblée Nationale, qui pouvait par exemple autoriser le gouvernement à promulguer des lois par décret. Cependant, il demeure que la confusion de tous les pouvoirs (constituant, législatif, exécutif et judiciaire) entre les mains d'un seul homme était totalement contraire aux fondements mêmes de la constitution de 1875 : compréhensible pour gagner la guerre, lorsque les circonstances semblent l'exiger (comme il en existe de multiples exemples historiques), cette concentration était injustifiable pour demander la paix.
- C'est ainsi que les actes adoptés le 10 juillet 1940 par le Sénat et la Chambre des députés réunis en Assemblée nationale à Vichy, instaurèrent un « État français » à la place de la République. Bientôt, la devise républicaine allait être remplacée par la devise « Travail, Famille, Patrie » tandis que la chanson « Maréchal, nous voilà ! » allait concurrencer la Marseillaise (officiellement conservée).
- Le gouvernement de Vichy eut pour chef Pierre Laval 1940, puis l'amiral François Darlan en 1941 et 1942, et à nouveau Pierre Laval, jusqu'à la chute du Régime de Vichy en 1944.
- Pour la majorité des Français, complètement désemparés par l'exode massif et la défaite militaire, puis soulagés par l'armistice, les circonstances de l'instauration du nouveau régime étaient sans importance, et le remplacement d'une république vaincue par un régime adapté à la période de guerre et d'occupation, une évidence.
- De plus, le vieux Maréchal, dont le patriotisme paraissait au-dessus de tout soupçon et l'honnêteté incontestable, leur inspirait confiance. Le prestige qu'il avait gagné pendant la Première guerre mondiale (bataille de Verdun) renforçait son image de sauveur de la patrie. D'autant que la radio et les journaux ne cessaient de vanter ses mérites. Certains allaient même jusqu'à s'imaginer qu'à sa simple vue, les Allemands impressionnés abaisseraient leurs exigences et appliqueraient à la France un traitement favorable. C'est ainsi qu'à la faveur de la défaite, Pétain devint l'icône d'un régime dictatorial.
La mise en place d'un régime autoritaire et des lois d'exclusion
Le régime de Vichy est un mélange original de socialisme et de paternalisme, de pacifisme et de patriotisme. Les frontières politiques sont complètement brouillées par les circonstances. Les objectifs sont également assez confus : le régime est né d'une conception purement métropolitaine de la France, mais c'est dans les colonies qu'il dispose d'une vraie autonomie. Il en résulte des orientations qui apparaissent surtout a posteriori
- un déni de réalité, similaire à celui de l'Allemagne de 1918 : les anciens combattants victorieux de la première guerre mondiale ne peuvent pas admettre que la défaite est d'abord militaire. C'est donc la société entière qui est coupable, et aussi les Anglais qui ont trahi, et les américains qui n'étaient pas là quand on avaient besoin d'eux, etc. ce thème sera exploité et renforcé avec l'affaire de Mers El-Kébir et les premiers bombardements alliés sur des objectifs en France.
- une forme de Realpolitik : la France est vaincue, il vaut mieux se soumettre à l'Allemagne que tenter une vaine résistance, dont l'expérience de 1871 a montré les limites et les dangers. Et puis l'Allemagne ayant vaincu la France ne peut que vaincre, il vaut donc mieux se rendre utile que s'en faire un ennemi.
- le thème de l'imitation : l'Allemagne n'a pas vaincu par hasard mais grâce à une politique globale qu'il faut imiter. L'antisémitisme apparaît comme une composante majeure, mais les autres composantes sont là : l'enrôlement de la jeunesse, le culte de la santé et de la culture physique, le thème de la mère de famille, le culte du chef, le thème du retour aux vraies et anciennes valeurs, l'anticommunisme, le militarisme, etc.
- le thème de la faute, et même du péché : la France n'est pas, non plus, vaincue par hasard, elle a commis une faute politique en s'écartant du modèle autoritaire qui a triomphé sur toutes ses frontières (Allemagne, Italie, Espagne...). Il faut donc se laver du péché, celui d'avoir cru au Front populaire, aux lois sociales (40 heures, congés payés, etc.), celui d'avoir négligé la famille, les valeurs traditionnelles (femmes au foyer, ...), l'agriculture, la religion, et bien sûr l'antisémitisme. Ceci est important car il se produira, en 1945, pour la même raison, un nouveau renversement ; les femmes en profiteront en obtenant, enfin, le droit de vote.
Le culte de la personnalité
La France adopte le FührerPrinzip en vigueur en Allemagne, Italie, Espagne : ces pays ont leur Führer, leur Duce, leur Caudillo, elle aura son Maréchal.
L'exaltation du maréchal, partant de ses états de service de 14-18 et son intention affichée de sauver la France devint le thème favori des médias, d'abord spontanément, puis sous le contrôle étroit de la censure.
Le portrait du maréchal se répandit dans les foyers des Français, qui comptaient sur lui dans ces circonstances difficiles. L'image du "bouclier" protégeant la France s'imposera, et survivra même à la fin de la guerre dans une large frange de la population.
L'image respectable du vieux maréchal fut présente partout, non seulement dans les lieux publics, mais aussi dans les vitrines de tous les magasins, où il remplaçait les marchandises absentes en raison des prélèvements forcés du vainqueur.
Quant aux récalcitrants ou sceptiques (rares au début, de plus en plus nombreux avec le temps), ils trouvaient Pétain dans le tiroir de leur bureau, sous la forme de timbres, et ils le retrouvaient à nouveau sur leur courrier, à chaque fois qu'ils ouvraient leurs boîtes à lettres.
L'embrigadement social
À l'image des Hitlerjungen et autres Komsomols, la jeunesse fut naturellement placée sous contrôle. Les enfants des écoles défilaient, en tenues de sport, le bras tendu pour saluer « à la romaine » (c’est-à-dire de la même façon que les nazis et les fascistes italiens), en chantant « Maréchal nous voilà ». On multiplie les occasions de manifestations collectives, organisés devant le maréchal, ses représentants civils ou militaires ou ses chefs légionnaires. Bien entendu, tout cela sous les auspices du Maréchal, dont les portrait ornent, à de multiples exemplaires, les locaux pour la jeunesse : classe, local scout, etc. ont un portrait général, plus un pour chaque équipe ou patrouille.
Pétain, sous le couvert de son slogan honorable « Travail, Famille, Patrie », enserra l'ensemble des Français dans un réseau de hiérarchies parallèles, à partir de sa « Légion française des combattants » (L.F.C.). Dans celle-ci furent en effet rassemblés non seulement de véritables anciens combattants, mais aussi de nombreux partisans de sa « Révolution Nationale » qui n'avaient jamais combattu, comme les Amis de la Légion et les Cadets de la Légion.
Par ailleurs un ancien combattant courageux mais dévoyé, Joseph Darnand, admirateur avant-guerre du système nazi, créa un « Service d'Ordre Légionnaire » (S.O.L.), et l'étendit à toute la zone sud et à l'Afrique du Nord. Cette organisation de fiers à bras allait, avec le soutien personnel du Maréchal, prendre le nom de « Milice Française », après le débarquement allié et l'invasion allemande de la zone sud, et se consacrer à la répression avec comme objectif d'imiter parfaitement l'Allemagne nazie, donc de se mettre à son service.
Comme tout dictateur, le Maréchal a instauré, sous le nom de « Révolution nationale », un régime autoritaire, où tous les fonctionnaires, y compris les soldats et les juges, devaient lui prêter serment. Il profita des pleins pouvoirs pour déclencher immédiatement la répression et une véritable chasse aux sorcières. Alors que les réfugiés étaient encore sur les routes, il fit pleuvoir sans délai les suspensions de fonctionnaires mal-pensants ou appartenant à des groupes honnis (francs-maçons et juifs). Le marché noir et les lois anti-juives firent de la délation un sport national, la dénonciation calomnieuse devenant un moyen de régler tous les petits griefs de la vie quotidienne et économique.
La discrimination
Le régime adopta sans nulle pression allemande, des lois d'exclusion contre les Francs-Maçons et contre les Juifs, enfants compris. Ces lois de Vichy étaient copiées sur les lois nazies, qu'elles égalaient en dureté pour leurs victimes, elles étaient donc beaucoup plus rigoureuses que celles de l'Italie fasciste.
"Profitant de l'expérience" de son modèle exécrable, le régime mis en place ses lois d'exception à grande vitesse. Il faut cependant signaler que, dans la pratique, ces lois ne furent pas appliquées dans toute leur rigueur, en particulier en Afrique du Nord.
Prise de pouvoir de Pétain : 17 juin 1940 ; Prise de pouvoir d’Hitler : 30 janvier 1933. Entre parenthèse : durée entre la prise de pouvoir et l'édiction de la mesure
L'inféodation à l'ennemi
Pétain subordonna son régime à celui de l'ennemi, bien au-delà des conventions d'armistice.
Inféodation à l'ennemi sur le plan politique
L'initiative vichyste en matière de collaboration
C'est le maréchal Pétain qui instaura personnellement, par un discours radiodiffusé du 30 octobre 1940, la Collaboration. Pétain disposant des plein pouvoirs manifestait ainsi publiquement que, cessant d'être une trahison (réprimée sévèrement par le code pénal, dans son article 75, car la paix n'était pas signée), la collaboration devenait une politique délibérée dans les relations avec l'Allemagne. En 1945, cela devint un des motifs du procès de Pétain pour haute trahison.
L'objectif était de rester une puissance, certes seconde derrière l'Allemagne, mais toute de même importante. Les faits ont donné tort à Pétain, Laval, puis Darlan, mais le pari, en 1940, n'avait rien d'aussi évident qu'il peut apparaître a posteriori.
L'Allemagne nazie observa cette politique avec un mélange de mépris, de satisfaction et d'exaspération. Car, à côté de la gesticulation collaboratrice des autorités et de leurs séides, il demeurait en fait, de la part du peuple, une mauvaise volonté évidente. Or l'existence de cette politique officielle de collaboration ne permettait pas aux Allemands de prendre directement le pouvoir, avec des conséquences difficiles à imaginer mais dont on peut avoir une idée en regardant d'autres pays sous administration directe, comme les Pays-Bas, la Belgique ou le Danemark, dont les gouvernements s'étaient exilés : les nazis traitèrent ces pays comme des ennemis et le résultat pour la population, y compris les Juifs, fut certainement pire que pour les Français.
La méfiance d'Hitler à l'égard d'une France, même collaboratrice
Les vues d'Hitler à l'égard de la France étaient exposées en détail dans « Mein Kampf ». Et il ne voulait à aucun prix d'une alliance de la France, alors qu'il admirait l'Angleterre qui lui résistait (au point d'avoir proposé à celle-ci, au lendemain de la capitulation française, une paix blanche, que Churchill avait rejetée.)
Après la bataille de Bir Hakeim, où la Brigade française libre de Koenig, a réussi à retarder pendant 14 jours l'offensive de Rommel contre Suez, en tenant tête aux assauts de 4 divisions de l'Axe et aux bombardements de la 2ème armée aérienne allemande, et a ainsi donné le temps à la 8ème Armée anglaise en déroute se fortifier sur la ligne de défense d'El Alamein, Hitler révèle en ces termes sa méfiance à l'égard de la France, collaborationniste ou pas
: "C'est bien une nouvelle preuve de la thèse que j'ai toujours soutenue, à savoir que les Français sont, après nous, les meilleurs soldats de toute l'Europe. La France sera toujours en situation, même avec son taux de natalité actuel, de mettre sur pied une centaine de divisions. Il nous faudra absolument, après cette guerre nouer une coalition capable de contenir militairement un pays capable d'accomplir des prouesses sur le plan militaire qui étonnent le monde comme à Bir Hakeim" .(Bildarchiv., Berlin ).
De même, le Maréchal Rommel écrit à la même occasion
: « Une fois de plus la preuve était faite qu’un chef français décidé à ne pas jeter le fusil après la mire à la première occasion, peut réaliser des miracles, même si la situation est apparemment désespérée » .
Il apparaît ainsi que la politique de concessions sans limites et même de subordination volontaire du Régime et de ses généraux ne suscitaient pas chez les chefs allemands la moindre bienveillance, mais au contraire le plus profond mépris, et que la collaboration ne pouvait pas conduire à remettre la France sur un pied comparable à l'Allemagne.
Le maintien irréaliste de la politique de collaboration
Prenant pourtant leurs désirs pour des réalités, Pétain et ses dignitaires n'en firent pas moins entrer la collaboration dans la pratique:
- Lorsque les Allemands mobilisèrent les Alsaciens-Lorrains, le 25 août 1942, puis les déclarèrent citoyens allemands le 30 août 1942, en violation flagrante de la convention d'armistice, seule une protestation des plus timides fut émise par Vichy. Tout gouvernement qui se respectait aurait dû, quels que soit les faibles résultats à en attendre, dénoncer violemment face au monde entier cette grave violation de la convention d'armistice.
- En septembre 1942, 280 policiers allemands munis par les soins du général Bridoux, ministre de Pétain, de fausses cartes d'identité françaises, entrèrent en zone sud pour y détecter les radios clandestines avec l'aide des services de Vichy.
- Le gouvernement Pétain n'imposa pas le port de l'étoile jaune en zone sud, mais il ne protesta pas lorsque cette mesure fut imposée par les nazis en zone nord, à la différence du Roi de Danemark, du Bailli de Jersey (petite île anglo-normande), et du Bey Moncef de Tunisie, qui n'hésitèrent pas à refuser cette mesure à l'Occupant.
- Le gouvernement de Pétain créa un Commissariat aux Affaires Juives, dirigé successivement par Xavier Vallat, puis par Darquier, dit « de Pellepoix », chargé d'appliquer le plus durement possible, en liaison avec l'occupant, les mesures anti-juives dans toute la France. Simultanément les juifs furent contraints d'adhérer (et de cotiser) à l'Union Générale des Israélites de France (U.G.I.F.). Ironiquement, c'est le même organisme qui, à la Libération, sera chargé de défaire ce qu'il avait fait pendant la guerre.
- l'État français anticipa et prêta son concours policier à l'internement et à la déportation. C'est notamment en puisant dans les fichiers de la police française, dans ceux du Commissariat aux Affaires Juives, et dans les archives de l'UGIF, que les nazis furent en mesure d'établir les listes permettant la rafle et la déportation des juifs (130 000 étrangers et 70 000 français). Les instructions du secrétaire d'état Bousquet démontrent d'ailleurs qu'il ne s'agissait pas pour le gouvernement de Vichy d'une obligation pesante, mais bien une politique propre, à laquelle il adhérait complètement, car il alla souvent au-delà des demandes nazies, en exigeant des Allemands qu'ils le "débarrassent" aussi des enfants juifs. On notera que ce comportement fut explicitement rejeté par les autorités d'occupation fascistes italiennes, qui s'opposèrent avec succès à la déportation d'enfants juifs abrités par des institutions catholiques dans leur zone d'occupation.
Inféodation à l'ennemi sur le plan militaire
Comme les Français en général, avec en plus le poids de la défaite, les militaires de l'armée d'armistice étaient anti-allemands au départ et certain se voyaient comme une base de départ pour la préparation de la revanche.
Mais ils respectaient Pétain et en vertu de l'acte constitutionnel n°8 du 14 août 1941, tous les membres de cette armée avaient dû prêter serment de fidélité « à la personne du chef de l'État ». Si bien que comme tous les ordres ultérieurs de Pétain furent systématiquement hostiles aux Alliés et favorables aux Allemands, les soldats se sentirent ensuite liés par ce serment, et agirent en conséquence, certains allant parfois jusqu'à la collaboration avec l'ennemi.
Cette collaboration ne fut pas seulement passive : elle se poursuivit dans les actes. Ainsi, en Afrique du Nord, les services de Weygand conclurent, le 18 mai 1941, le Contrat Dankworth prévoyant la livraison de 1.200 véhicules de l'armée d'armistice à l'Afrika Korps de Rommel. Pour effectuer cette livraison, des centaines d'officiers, sous-officiers et mécanos de l'Armée d'Afrique furent chargés, sous le contrôle du 4 Bureau de l'État-major de Weygand, de choisir les camions, de les réparer et de les livrer à l'ennemi. C'est ainsi qu'ils s'habituèrent à considérer les Allemands comme des alliés, ce qui allait avoir des conséquences funestes lors de l'Opération Torch.
De même, le service des renseignements de la Marine de Darlan informa la Kriegsmarine allemande sur les mouvements de vaisseaux alliés.
Le Tribunal militaire d'Oran condamna les Français qui tentaient de quitter l'Afrique du Nord pour continuer la guerre, dont 2 au moins furent fusillés.
- En ce qui concerne la répression de la Résistance en zone non occupée, voici les résultats dont se vante le colonel Rivet, chef du « Service des menées antinationales » de Vichy dans un rapport du 26 décembre 1941:"Depuis le mois de janvier 1941 il a été procédé aux arrestations suivantes: 1°) Agents de renseignements de l'IS (Intelligence Service) et du SR interallié: 179, dont 42 arrêtés en Afrique et une cinquantaine arrêtés en France, mais en rapport avec le réseau africain. 2°) Agents de propagandes gaullistes et individus ayant essayé de gagner l'Angleterre pour s'engager dans les forces gaullistes : 540, dont près d'une centaine arrêtés en Afrique du nord." Rivet ajoute que, compte tenu de l'activité des autres services de police et de répression, « les arrestations doivent largement dépasser le millier » (Thèse Cantier, p.562 ET 563).
Mais surtout Darlan conclut avec l'ennemi les « Accords de Paris » qui prévoyaient l'attribution à l'Allemagne de 3 bases, à Dakar, Bizerte et en Syrie, ainsi que la collaboration de l'Armée d'Afrique avec l'Axe pour reconquérir les colonies françaises libres. La base en Syrie fut immédiatement remise aux Allemands, et de plus l'armée du général Dentz, livra, à la demande des Allemands, qui fût appuyée par un ordre exprès de Pétain, une grande partie de son matériel aux troupes irakiennes révoltées contre les Anglais. Ce qui justifia largement l'occupation de la Syrie par les Anglais et les Forces Françaises Libres. Les mêmes accords de Paris désignèrent nommément le général Juin, prisonnier de guerre, pour être libéré afin de défendre l'Afrique du Nord contre les Alliés, ce qui fut fait.
Enfin, lors du débarquement allié en Afrique du Nord, les généraux de Vichy livrèrent pendant 3 jours aux Alliés un combat sanglant, à Oran et au Maroc, alors qu'au même moment, leurs camarades livraient le protectorat de Tunisie, sans un seul coup de feu, à une poignée d'Allemands et d'Italiens.
Seule l'intervention de la Résistance française à Alger, permit alors le succès de l'Opération Torch, car 400 patriotes français y neutralisèrent, par leur putsch du 8 novembre 1942, le XIX corps d'Armée de Vichy pendant 15 heures, après avoir capturé Juin et Darlan. Ainsi permirent-ils aux Alliés d'y débarquer sans coup férir et d'obtenir la capitulation de la ville le jour même, puis, au bout de quelques jours, le cessez-le-feu à Oran et au Maroc et la rentrée en guerre de l'armée d'Afrique dans le bon camp. Il en résulta toutefois le maintien pendant plusieurs mois du Régime de Vichy en Afrique libérée (1942-1943) : les USA préféraient de beaucoup continuer à discuter avec la France "légale" à leurs yeux, celle du régime de Vichy, qu'avec la "France Libre".
Lors de l'invasion germano-italienne de la zone sud, le Maréchal ordonna personnellement aux officiers de l'armée d'armistice de ne pas résister, ce qu'ils s'empressèrent de faire, à part 2 ou 3 exceptions, dont celle de De Lattre. C'est en cette occasion que les officiers français livrèrent sans résistance 9 départements français aux forces italiennes, qui ne passaient pourtant pas pour des foudres de guerre.
Quant à l'énorme flotte de Toulon, elle se saborda sans résistance et sans tenter de s'enfuir, alors qu'en des circonstances similaires, lorsque les nazis tentèrent un peu plus tard, en septembre 1943, après la capitulation de l'Italie, de s'emparer de la flotte italienne, 3 cuirassés, 6 croiseurs et 6 destroyers s'échappèrent de La Spezia, pour ne pas tomber entre leurs mains.
Cette absence systématique de résistance des généraux de l'armée d'armistice aux violations allemandes les plus énormes, alors qu'ils recevaient systématiquement les Alliés à coup de canon, à Dakar, au Levant, à Madagascar et au Maroc, est significative de leur fidélité au Maréchal Pétain, chef du gouvernement légal à leurs yeux. Certains cherchèrent ensuite, en fondant tardivement l'Organisation de Résistance de l'Armée, à se rallier au Général Giraud.
Le gouvernement de Vichy encouragea, alors que la paix n'était pas signée avec l'Allemagne, l'engagement de Français dans la Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme (L.V.F.), régiment 638 de la Wehrmacht. S'il n'y en eut pas plus, c'est qu'Hitler en avait plafonné le nombre, ne tenant pas à armer trop de Français, même nazis !
Inféodation à l'ennemi sur le plan économique
- D'autre part toutes les demandes allemandes relatives aux travailleurs du S.T.O.(Service du travail obligatoire) furent satisfaites, avec quelques fois, pour ces derniers, un marchandage symbolique où les Allemands étaient toujours gagnants.
- Selon le général von Senger und Utterlin de la Commission d'armistice allemande, « L'industrie française des armements de guerre fut remise à plein tours pour les armements allemands....Sans le potentiel économique de la France, Hitler n'aurait pas pu faire durer la guerre aussi longtemps. C'est cela qui fut le grand profit qu'Hitler tira de la conquête de la France ».
- Selon l'historien allemand Jaekel, « Au printemps de 1942, 170000 Français travaillaient sur place dans les services de la Wehrmacht et 275000 à la construction d'aérodromes et de fortifications comme le mur de l'Atlantique, 400000 enfin à la fabrication d'armements. » Les usines de locomotives et les chantiers navals français étaient à la disposition de l'Allemagne, et à la même époque, 185000 volontaires français travaillaient chez l'ennemi. Et le comble était que la France, elle-même, finançait toute cette production par les frais d'occupation démesurés, qu'elle continuait de payer (35 millions de Francs en 1940, 107 millions en 1941, et 157 millions en 1942).
- Loin de récompenser cet effort, le Reich imposait dans les territoires occupés de l'Ouest les privations les plus lourdes à la population française : ainsi, presque toute la production alimentaire française partait-elle chez l'ennemi, au point que les rations de viande des Belges et des Hollandais étaient supérieures de 40 % et celles de matières grasses de 100 % à celles allouées aux Français.
Le discrédit final du gouvernement de Vichy
- voir l'article détaillé : Vie des Français sous l'Occupation allemande
Vie des Français sous l'Occupation allemande
- Le gouvernement de Vichy perdit le peu de pouvoir qui lui restait lors de l'occupation de la zone « libre » par les Allemands et les Italiens, le 11 novembre 1942. La mise en place du Service du travail obligatoire (STO), les conditions de vie difficiles et l'issue de la guerre changeant de camp, alimentèrent les rangs des maquis de la Résistance.
- La Milice de Darnand, devenu Obersturmführer SS (grade correspondant à celui de Lieutenant), tout en siégeant au gouvernement de Vichy, allait se consacrer à la répression contre les maquis aux côtés des Allemands, et se livrer au meurtre des contestataires réels ou supposés, ainsi que des civils sans défense qui cherchaient seulement à échapper à l'ennemi.
- Après le Débarquement en Normandie, le 6 juin 1944, le gouvernement céda à ses soutiens les plus extrémistes et on assista dans certaines régions à une véritable guerre civile entre la Milice et la Résistance soutenue par la population.
- A la suite des succès militaires alliés, le gouvernement de Pétain et ses miliciens quittèrent la France pour se réfugier en Allemagne, où le gouvernement s'installa à Sigmaringen, tandis que les miliciens s'engagèrent dans les Waffen SS.
- Arrivé en France, le général de Gaulle, acclamé par les Français, confirma le régime républicain par l'ordonnance du 9 août 1944, puis transféra le 25 août son Comité français de la Libération nationale(CFLN), devenu le 3 juin 1944 Gouvernement provisoire de la République française(GPRF), d'Alger à Paris libérée.
Le maintien manqué du Régime de Vichy, en Afrique libérée
- Beaucoup de Français de bonne foi, satisfaits de l'arrêt des combats, avaient fait confiance au Maréchal Pétain, d'abord en raison de ses titres militaires éminents, et ensuite sous l'influence de la propagande obsessionnelle et unilatérale déclenchée par ses partisans, qui l'idéalisait.
- Aussi, lorsque Pétain adopta ses lois et mesures d'inspiration hitlérienne contre les « mal-pensants » et prêcha la collaboration avec l'ennemi, avaient-ils cherché à concilier son image de garant du patriotisme avec le caractère odieux de sa politique. Ils ont alors imaginé que, si le Maréchal avait souscrit à cette politique, ce ne pouvait être que sous la contrainte de l'ennemi, pour sauver ce qui pouvait être sauvé. Cet argument a été repris de nos jours.
- Mais la nature profonde du régime de Vichy nous est livrée de façon indiscutable par les évènements survenus en Afrique du Nord, postérieurement au débarquement allié du 8 novembre 1942 : les autorités vichystes y sont en effet restées au pouvoir, sous Darlan puis sous Giraud.
- C'est alors que, loin de retirer ces lois et mesures d'exclusion inspirées par l'ennemi, loin de libérer les détenus de Vichy, ces autorités les ont maintenues le plus longtemps possible, en dehors de toute pression allemande (Voir Régime de Vichy en Afrique libérée(1942-43)).
Ainsi, cette obstination à maintenir de telles mesures jusque dans le camp allié traduit-elle de façon éloquente et indiscutable les profondes convictions pro-nazies des hauts dirigeants vichystes.
Quelques personnalités du Gouvernement de Vichy
- Philippe Pétain
- Pierre Laval (vice-président du Conseil)
- François Darlan (vice-président du Conseil)
- Fernand de Brinon (secrétaire d’État auprès du chef du gouvernement)
- Joseph Darnand (secrétaire général au maintien de l'ordre)
- Eugène Bridoux (général, secrétaire d'Etat à la Guerre, chef de l'état-major général de l'Armée)
- Marcel Déat (secrétaire d'État au travail)
- Jacques Doriot (fondateur de la LVF)
- Darquier, dit « de Pellepoix » (Commissaire aux Affaires Juives)
- Philippe Henriot (secrétaire général à l'Information et à la Propagande)
- Gabriel Jeantet
- François Lehideux (secrétaire d'État à la Production industrielle dans le gouvernement Darlan)
- Angelo Tasca (Ancien agitateur d'extrême gauche en Italie, devenu l'adjoint de Pierre Marion, PPF, Secrétaire à l'Information). Sa fille a été ministre sous Mitterrand.
- Xaxier Vallat Commissaire aux Affaires Juives
- Jean Védrine (Chef du Secrétariat Particulier du Maréchal, antérieurement impliqué dans le complot de « la Cagoule »). Son fils a été ministre de Mitterrand.
- François Mitterrand. Deviendra président de la République
Bibliographie
- Jean-Pierre Azéma et François Bedarida,Vichy et les Français, Paris, Fayard, 1996.
- Professeur François-Georges Dreyfus, Histoire de Vichy, Éditions de Fallois, 2004.
- Professeur Yves Maxime Danan, La vie politique à Alger de 1940 à 1944, L.G.D.J., Paris 1963.
- William Langer, Le jeu américain à Vichy, Plon, Paris 1948.
- Général Albert Merglen, Novembre 1942: La grande honte, L'Harmattan, Paris 1993.
- Henri Michel Vichy, année 40, Robert Laffont, Paris, 1967.
- Stéphane Courtois, Le PCF dans la guerre, Éditions Ramsay, 1979.
Voir aussi
Résistance
1941
Cette page concerne l'année 1941 du calendrier grégorien.
- Pour le film de Steven Spielberg 1941, voir 1941.
Événements
- Janvier 1941 - 12 : Prise de Tobrouk par les troupes britannique et australienne
- Février 1941 - 25 : Mogadiscio, en Somalie italienne est pris par des forces britanniques
- Mars 1941 - 30 : Adolf Hitler déclare à ses généraux que la guerre à l'Est sera une guerre d'extermination
- avril 1941 - 1 : Coup d'état panarabique en Irak. Rachid Ali prend le pouvoir avec le soutien des forces de l'Axe.
- avril 1941 - 11 : Début du siège de Tobrouk par l'Afrika Korps
- Avril 1941 - 27 : Athènes est occupée par des troupes allemandes. Le drapeau allemand flotte sur l'Acropole
- Mai 1941 : En Irak, les forces britanniques renversent Rachid Ali et occupent Bagdad
- Mai 1941 - 10 : Rudolf Hess est capturé en Écosse après avoir sauté hors de son avion
- Juin 1941 - 8 : La Syrie est libérée par les Forces françaises libres, le gouvernement soutenu par Vichy est renversé
- Juin 1941 - 22 : Opération Barbarossa : occupation de l'URSS par l'Allemagne
- Juillet 1941 - 8 : La Yougoslavie s'est dissoute par l'Axe
- Août 1941 - 14 : Signature de la Charte de l'Atlantique.
- Août 1941 - 15 : Les Allemands font main basse sur l'Ukraine.
- Septembre 1941 - 15 : Le siège de Léningrad commence
- Octobre 1941 - 27 : L'armée roumaine massacre les Juifs d'Odessa
- Novembre 1941 - 23 : À Auschwitz, première utilisation des chambres à gaz pour tuer des Juifs
- Novembre 1941 - 26 : Fin du siège de Tobrouk par l'Afrika Korps
- Décembre 1941 - 7 : Attaques aériennes japonaises sur Pearl Harbor
Autres évènements
Premier trimestre
- Détails : Janvier 1941 - Février 1941 - Mars 1941
- 29 janvier : Inauguration de l'usine « Bombardier » à Valcourt au Canada.
Deuxième trimestre
- Détails : Avril 1941 - Mai 1941 - Juin 1941
- 1 mai : Première du film Citizen Kane d'Orson Welles à New York.
Troisième trimestre
- Détails : Juillet 1941 - Août 1941 - Septembre 1941
- 1 juillet : Entrée en vigueur de la loi canadienne de l'Assurance-chômage.
- 17 juillet : Recensement des activités professionnelles en "zone libre" de la France.
Quatrième trimestre
- Détails : Octobre 1941 - Novembre 1941 - Décembre 1941
- Conflit armé entre l'Équateur et le Pérou jusqu'en 1942.
Chronologies thématiques
- Aéronautique : 1941 en aéronautique
- Chemins de fer : 1941 dans les chemins de fer
- Cinéma : 1941 au cinéma
- Sport : 1941 en sport
- Musique
- Chostakovich compose sa Symphonie de Léningrad.
- Hindemith compose sa Symphonie en mi majeur.
- Littérature
- Edition des œuvres complètes de l'auteur suisse Charles Ferdinand Ramuz.
- L'écrivain Louis Aragon publie Le Crève-cœur.
- L'écrivain Maurice Blanchot publie Thomas l'obscur, ainsi que Les Milliards d'Arsène Lupin (posthume et inachevé).
- L'écrivain Pierre Emmanuel publie le Tombeau d'Orphée.
- L'écrivain Léon-Paul Fargue publie Hautes solitudes.
- Le dessinateur belge Hergé publie l'album Le Crabe aux pinces d'or dans la série des aventures de Tintin.
- L'écrivain Jean Paulhan publie dans la NRF Les Fleurs de Tarbes ou La Terreur dans les Lettres.
- L'écrivain Henri Pourrat publie Gaspard des montagnes et Vent de Mars.
- L'écrivain et poète Paul Valéry publie dans la NRF Tel quel.
- Sciences & techniques
- La cortisone est employée pour la première fois.
- Traitement pour la première fois d'un homme par la pénicilline.
- 30 septembre : Invention de la brocheuse.
- Au Canada, mise au point de groupes frigorifiques portatifs destinés aux navires ravitailleurs apportant de la viande fraîche et des denrées périssables aux Britanniques, isolés par le blocus maritime de l'Allemagne.
- Élaboration d'un procédé pour produire des œufs en poudre et des flocons de pommes de terre.
- Wilbur Franks de l'Université de Toronto invente la première combinaison anti-G au monde, à base de coussinets de caoutchouc remplis d'eau et lacés très serré sur les jambes, protègeant les pilotes du voile noir causé par les forces d'accélération qui chassent le sang du cerveau et du cœur au cours de virages serrés.
- Mise au point à de la première centrifugeuse pour humains, permettant aux chercheurs d'élaborer des systèmes anti-G de pointe et d'enseigner aux pilotes les techniques permettant de résister à l'immense force G qu'ils subissent en vol.
Janvier
- 3 janvier - Van Dyke Parks, musicien
- 5 janvier : Hayao Miyazaki, réalisateur japonais de dessins animés
- 7 janvier - John E. Walker, chimiste angl;ais, Prix Nobel
- 9 janvier : Joan Baez, chanteuse américaine
- 14 janvier : Faye Dunaway, actrice américaine
- 15 janvier : Captain Beefheart, musicien américain
- 18 janvier - David Ruffin, chanteur (décès 1991)
- 21 janvier - Placido Domingo, ténor espagnol
- 30 janvier : Dick Cheney, homme d'affaires et homme politique états-unien
- 31 janvier - Dick Gephardt, politicien états-unien
Février-mars
- 8 février - Nick Nolte, acteur
- 13 février - Sigmar Polke, peintre
- 17 février - Julia McKenzie, actrice
- 20 février - Buffy Sainte-Marie
- 26 février - Tony Ray-Jones, photographe anglais (décès 1972)
- 14 mars - Wolfgang Petersen, cinéaste
- 15 mars - Mike Love, musicien des (Beach Boys)
- 16 mars - Bernardo Bertolucci, cinéaste
- 18 mars - Wilson Pickett, chanteur américain
- 28 mars : Bernadette Després, dessinatrice de bande dessinée française
- 30 mars - Wasim Sajjad, Président du Pakistan
Avril-mai-juin
- 10 avril : Gilles de Robien, homme politique français
- 13 avril : Reiser, dessinateur français
- 17 avril : Billy Fury, chanteur anglais
- 24 avril - John Williams, guitariste australien
- 5 mai : Aleksandr Ragulin, hockeyeur russe, triple champion olympique (1964, 1968, 1972)
- 13 mai - Senta Berger, actrice suédoise
- 13 mai - Ritchie Valens, chanteur américain (d. 1959)
- 24 mai : Bob Dylan, chanteur américain
- 5 juin : Martha Argerich, pianiste argentine
- 25 juin : Denys Arcand, scénariste et réalisateur canadien
- 27 juin : Krzysztof Kieślowski, cinéaste polonais
Juillet-aout-septembre
- 28 juillet - Riccardo Muti, chef d'orchestre italien
- 30 juillet : Paul Anka, chanteur canadien
- 3 août : Grzegorz Rosinski, dessinateur de bande dessinée polonais
- 12 août : Jean Drucker, français, futur patron de M6
- 9 septembre : Otis Redding, chanteur américain
- 10 septembre : Stephen Jay Gould paléontologue américain
- 13 septembre : Pierre Barthes, joueur de tennis français
- 14 septembre - Alberto Naranjo, musicien vénézuélien
- 15 septembre : Youri Norstein, cinéaste d'animation russe
Octobre-novembre-décembre
- 4 octobre - Anne Rice, écrivain
- 5 octobre - Eduardo Duhalde, Président d'Argentine
- 25 novembre - Jean-Michel di Falco, évêque
- 9 décembre - Beau Bridges, acteur
- 23 décembre - Tim Hardin, musicien
- 4 janvier : Henri Bergson, philosophe français
- 5 janvier : Amy Johnson, aviatrice anglaise
- 8 janvier : Lord Baden-Powell (83 ans), fondateur du scoutisme
- 13 janvier : James Joyce, écrivain irlandais
- 20 février : La Bolduc, auteur-compositrice-interprète, harmoniciste, violoneuse québécoise (° 1894)
- 28 février : l'ex-roi Alphonse XIII (54 ans) d'Espagne, duc de Tolède, aîné des Capétiens et chef de la maison de France
- 28 mars : Virginia Woolf, écrivain anglais
- 13 avril : Annie Jump Cannon, astronome américaine
- 15 mai : Frank Bridge, compositeur anglais
- 5 juin : Guillaume II d'Allemagne, dernier empereur Allemand et dernier roi de Prusse de 1888 à 1918 (° 1859)
- 6 juin : Louis Chevrolet, coureur/constructeur automobile américain d'origine suisse
- 11 juillet : Sir Arthur John Evans, archéologue anglais
- 26 juillet : Marx Dormoy, homme politique français (assassiné)
- 7 août : Rabindranath Tagore, poète, écrivain indien
- 25 octobre : Robert Delaunay, peintre français
- 6 novembre : Maurice Leblanc, écrivain français
__NOTOC__
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th:พ.ศ. 2484
France Soir
France Soir est un quotidien généraliste français.
Ce journal a été créé en novembre 1944 par Pierre Lazareff, acheté par la Librairie Hachette en 1949. Très prospère pendant les années 1950, atteignant en 1961 plus d'un million d'exemplaires vendus en moyenne. L'absorption au milieu des années 1960 de Paris-Presse et de son équipe l'empèche de basculer dans un populisme sans limite.
En 1976, Hachette revend le titre à Paul Winckler, qui en rétrocède aussitôt la moitié, avant d'en céder le contrôle total, à Robert Hersant. Sur les 200 journalistes, 80 font jouer la clause de conscience. Des grèves à répétition font chuter le lectorat qui n'est plus que de 400 000 en 1983.
La Socpresse de Robert Hersant vend à Georges Ghosn le titre déficitaire en 1999. Entre 2002 et 2003 Philippe Bouvard a un nouveau projet éditorial.
Presse Alliance possédé par Poligrafici à hauteur de 30% et Ramy Lakah à 70% a été mis en cessation de paiement jeudi 27 octobre 2005. Le tribunal de commerce de Bobigny décidera lundi 31 octobre 2005 de la liquidation ou du redressement du quotidien. Le tribunal a prononcé la mise en redressement du quotidien pour une période de six mois.
Lien externe
- [http://francesoir.quotidiano.net/ Le site du quotidien]
- [http://www.linternaute.com/actualite/depeche/25/0/francesoir-med.shtml l'internaute]
Catégorie:Presse quotidienne française
Catégorie:Presse quotidienne francophone
1944
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Cette page concerne l'année 1944 du calendrier grégorien.
Événements
- Janvier 1944 - 4 : Début de la bataille du Mont Cassin en Italie
- Février 1944
- - 22 : Stockholm est bombardé par l'URSS.
- - Débarquement d'Anzio en Italie.
- Mars 1944 - 26 : Miliciens et Allemands donnent l'assaut au maquis des Glières en Haute-Savoie
- Avril 1944 - 10 : Les Russes reprennent Odessa
- Mai 1944 - 8 : Le jour-J pour l'opération Overlord est fixé au 5 juin
- Juin 1944
- - 4 : Les forces alliées entrent dans Rome.
- - 6 : L'opération Overlord est lancée par les Alliés, pour envahir la Normandie (D Day).
- - 10 : Massacre de 642 victimes d'Oradour-sur-Glane par les SS.
- Juillet 1944 - 9 : : les ruines de Caen sont libérées par les Anglais après de terribles bombardements
- Août 1944 - 25 : Paris est libéré. Le général De Gaulle défile triomphalement sur les Champs-Élysées
- Septembre 1944 - 2 : Les troupes alliées entrent en Belgique
- Octobre 1944
- - 14 : Athènes est libérée par les Alliés.
- - L'Amiral Horthy esr renversé par les Croix-Fléchées.
- Novembre 1944 - 23 : Leclerc et sa 2e DB libèrent Strasbourg, respectant ainsi le serment de Kouffra
- Décembre 1944 - 16 : Contre-offensive allemande dans les Ardennes
Arts et cultures
- 13 novembre : Parution du premier numéro du quotidien Paris-Presse, créé par Philippe Barrès.
Cinéma
- Arsenic et vieilles dentelles (Arsenic and Old Lace) comédie de Frank Capra avec Cary Grant, Raymond Massey, Josephine Hull et Jean Adair.
- Hantise (Gaslight) réalisé par George Cukor avec Ingrid Bergman et Joseph Cotten.
- La Route semée d'étoiles de Leo MacCarey avec Bing Crosby et Barry Fitzgerald - Oscar du meilleur film.
Littérature & Théâtre
- 27 janvier : Première dAntigone de Jean Anouilh.
- 20 février : Batman et Robin apparaissent pour la première fois dans les journaux américains.
- 27 mai : Présentation de Huis Clos de Jean-Paul Sartre philosophe et écrivain français.
- 26 décembre : Première représentation de la Ménagerie de verre de Tennessee Williams.
- Le dramaturge Jean Anouilh présente Antigone.
- Le romancier Louis Aragon publie Aurélien.
- Le romancier Albert Camus publie Le Malentendu.
- Le romancier Jean Grémillon publie Le ciel est à vous.
- L'écrivain italien Curzio Malaparte, publie Kaputt.
Sciences & techniques
- Découverte de l'ADN, par Oswald Avery, Colin MacLeod et Maclyn McCarthy.
- Wernher Braun met au point les fusées missiles V2.
Sports
- Hockey sur glace : Les Canadiens de Montréal remportent la Coupe Stanley.
- Article détaillé : 1944 en sport
- 6 janvier : Alan Stivell, auteur-compositeur-interprète breton.
- 17 janvier : Françoise Hardy, auteur-compositeur-interprète Française.
- 25 mai : Pierre Bachelet, chanteur compositeur français.
- 24 juin :
- Jeff Beck, chanteur, britannique.
- Ticky Holgado, secrétaire de Claude François et acteur français († 2004)
- 25 juin : Robert Charlebois, chanteur et comédien canadien.
- 3 juillet : Michel Polnareff, auteur-compositeur-interprète Français
- 2 septembre : Gilles Marchal, auteur-compositeur-interprète français.
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- 21 avril 1944 : Le gouvernement provisoire de la république française, présidé par le général de Gaulle, accorde le droit de vote aux femmes.
- 7 août 1944 : parution du premier numéro du quotidien régional Ouest-France.
Liens sur l'année 1944
- [http://www.overlord44.tk/ Overlord44 : Site complet sur le débarquement en Normandie]
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1947
Cette page concerne l'année 1947 du calendrier grégorien.
Événements
- 4 avril : Création de l'OACI (Organisation de l'aviation civile internationale) dont le siège sera établi à Montréal au Québec.
- 25 avril : Hô Chi Minh appelle à des négociations avec la France
- En octobre, création du GATT : accord général sur les tarifs douaniers.
Europe
- 10 février : Traité de Paris.
- 2 juillet : L'URSS refuse le plan Marshall : fin de la conférence de Paris (27 juin-2 juil).
- 1 janvier : Mise en place de la bizone.
- 10 février : Traités de paix avec les alliés de l'Allemagne.
- 10 mars : Échec à Moscou d'une conférence des quatre sur l'Allemagne, la France rejoint la position des États-Unis et du Royaume-Uni (10 mars-5 avril).
- 18 décembre : Échec de la conférence « de la dernière chance » à Londres sur l'Allemagne (25 nov-19 déc).
Europe de l'Est
- 19 janvier : Le « bloc démocratique polonais » obtient 90% des voix aux élections législatives.
- 17 février : Premières émissions de la radio la Voix de l'Amérique à destination de l'URSS.
- 31 août : Victoire électorale des communistes, alliés aux socialistes, contre le parti des petits propriétaires, en Hongrie.
- 22 septembre : Doctrine Jdanov exposée ensuite lors de la réunion de Szlarska-Poreba en Pologne (30 sept-5 octobre).
- 5 octobre : Création du Kominform « Internationale communiste » en remplacement du Komintern, lors de la réunion de Szlarska-Poreba en Pologne (30 sept-5 oct).
- 21 novembre : Dissolution des partis d'opposition en Pologne et en Hongrie.
- 30 décembre : En Roumanie, abdication du roi Michel Ier et proclamation de la République populaire de Roumanie.
- La Roumanie et la Pologne deviennent des démocraties populaires.
Europe de l'Ouest
- 28 février : Les Britanniques demandent de l'aide aux Américains pour la guerre civile en Grèce.
- 5 juin : Annonce du Plan Marshall, en vue de la reconstruction économique de l'Europe et pour lutter contre le communisme (discours de Harvard) : l'aide sera distribuée du 1er avril 1948 au 30 juin 1952.
- 12 juillet : Conférence à Paris sur l'application du Plan Marshall : seize pays européens.
- 22 septembre : Adoption du Plan Marshall par la Conférence de Paris.
- La loi de succession réaffirme le principe de la monarchie en Espagne.
- 16 janvier :
- Élection de Vincent Auriol à la présidence de la IVe République jusqu'en 1954. Début de la IV république en France (fin en 1958).
- Démission du président du conseil du gouvernement Léon Blum (3).
- Loi sur le nouveau statut de Charbonnages de France, réduisant le rôle des syndicats et des salariés.
- 22 janvier : Début du gouvernement Paul Ramadier (1) président du Conseil jusqu'au 21 octobre 1947.
- En janvier : Adoption du plan «de modernisation et d'équipement», plan Monnet.
- 7 avril : Le général Charles de Gaulle fonde le Rassemblement du Peuple Français (RPF).
- 25 avril : Début de la grève des usines Renault.
- 5 mai : Les ministres communistes sont renvoyés du gouvernement. Fin du tripartisme et création de la Troisième Force.
- En juin, vagues de grèves.
- 9 août : Début du 6eme Jamboree Mondial Scout à Moisson. [http://www.jamboree1947.com Jamboree 1947]
- 22 août : création de la FRRP (fédération française de randonnée pédestre).
- 19 octobre : Victoire du RPF aux élections municipales (19-26 oct).
- 21 octobre : Fin du gouvernement Paul Ramadier (1).
- 22 octobre : Début du nouveau gouvernement Paul Ramadier (2) président du Conseil.
- 19 novembre : Chute du gouvernement Paul Ramadier (2).
- 24 novembre : Début du gouvernement Robert Schuman (1) président du Conseil jusqu'au 19 juillet 1948. C'est un gouvernement de «Troisième Force» regroupant la SFIO (socialistes), le MRP (chrétiens-démocrates) et les radicaux.
- En novembre et décembre, début des grèves insurrectionnelles dans toute la France.
- 19 décembre : Scission au sein de la CGT, quittée par Léon Jouhaux et la tendance Force Ouvrière.
- Plan Marshall pour la France.
- Création de l'AGIRC (Association générale des instritutions de retraite des cadres).
- 15 août : Gandhi obtient l'indépendance de l'Inde.
- 20 novembre : Célébration à l'Abbaye de Westminster à Londres du mariage de la princesse Elisabeth d'Angleterre et du lieutenant Philippe Mountbatten.
- 17 décembre : Les tribunaux britanniques statuent que l'usage d'appareils contraceptifs peut justifier une demande en annulation de mariage.
- 31 mai : Les communistes sont chassés du gouvernement italien.
- Fondation du parti socialiste démocrate italien par Giuseppe Saragat.
Afrique
- 29 mars : Un soulèvement insurrectionnel éclate à Madagascar contre le régime colonial français.
- Grève des cheminots maliens et sénégalais du Chemin de fer du Dakar-Niger.
Amériques
Amérique du Nord
- 22 février : Harry Truman Loyalty Program : début des enquêtes sur les infiltrations communistes dans l'administration états-unienne.
- 12 mars : Doctrine Truman énoncée à propos de l'aide américaine en Grèce et en Turquie.
- 10 avril : Ronald Reagan, président de la Screen Actors Guild, accepte de dénoncer au FBI toute activité communiste au sein de l'organisation.
- 19 juin : Le gangster Bugsy Siegel est assassiné dans la demeure de sa petite amie, l'actrice Virginia Hill.
- 5 juillet : Larry Doby devient le premier joueur noir à prendre part à un match de la Ligue américaine de baseball.
- 26 juillet : Création de la CIA.
Amérique Latine
Asie & monde indien
- 1 février : Au Japon, une grève générale prévue par plusieurs organisations est interdite par le général MacArthur.
- Hô Chi Minh appelle à des négociations avec la France.
- Indépendance de Ceylan octroyée par la Grande-Bretagne.
- 27 janvier : Accord avec la Grande-Bretagne pour l'indépendance.
- En avril, le LAFPL d'Aung San remporte, aux élections, 196 des 202 sièges de l'Assemblée constitutionnelle :
- 16 juin : Indépendance de la Birmanie, sans lien aucun avec le Commonwealth.
- 19 juillet : Assassinat du Premier ministre Aung San avec six membres du Conseil exécutif. U Nu succède à Aung San. Ce même jour, l'ordre de l'insurrection communiste armée arrive de Moscou et Pékin via Calcutta.
Indes
- Lord Mountbatten devient vice-roi des Indes.
- 15 août : L'Inde obtient son indépendance de la Grande-Bretagne, mais il y aura formation de deux états : L'Inde et le Pakistan.
- En octobre, première guerre indo-pakistanaise, pour la possession du Cachemire (oct. 47-janv. 49).
- 2 novembre : Début du conflit entre l'Inde et le Pakistan au sujet du Cachemire.
Océanie & Pacifique
- 27 décembre : Indépendance de la République confédérale d'Indonésie.
Proche-Orient & monde arabe
- 27 septembre : Adoption du Statut de l'Algérie.
- 2 avril : La Grande-Bretagne s'en remet aux Nations-Unies pour le règlement de la question palestinienne
- 29 novembre : Approbation par l'ONU du partage de la Palestine (33 pour, 13 contre, 10 abstentions). Deux états sont créés ainsi qu'une enclave internationalisée à Jérusalem. Le projet est rejeté par les Palestiniens et les pays arabes.
Arts & cultures
- Sergueï Prokofiev compose sa Sixième symphonie.
- Le styliste et couturier Christian Dior crée le « new-look » féminin.
- L'architecte suisse Le Corbusier débute la construction de la Cité radieuse à Marseille (1947-1952), vaste bâtiment qui comprend 350 logements répartis sur huit doubles niveaux, pour lequel il utilise son nouveau système de calcul des proportions.
Cinéma
- Le Diable au corps réalisé par Claude Autant-Lara.
- Antoine et Antoinette réalisé par Jacques Becker - Grand Prix du Festival de Cannes.
- Les Maudits réalisé par René Clément - Grand Prix du Festival de Cannes.
- Quai des Orfèvres de Henri-Georges Clouzot.
- Le Mur invisible d'Elia Kazan - Oscar du meilleur film.
Littérature & Théâtre
- 1 décembre : La canadienne Gabrielle Roy reçoit à Paris le prix Fémina, pour Bonheur d'occasion, elle est le premier écrivain canadien à recevoir un grand prix littéraire français.
- 3 décembre : La pièce Un tramway nommé désir de Tennessee Williams prend l'affiche à Broadway avec Marlon Brando et Jessica Tandy.
- Début du Livre de poche.
- Le romancier Albert Camus publie La peste.
- Paul Claudel entre à l'Académie française.
- L'écrivain français André Gide reçoit le prix Nobel de littérature.
- Le romancier Jean Genet publie Les Bonnes.
- Le romancier allemand Thomas Mann publie Le Docteur Faustus.
- Raymond Queneau publie Exercices de style.
- Boris Vian publie L'Écume des jours.
- Jean Vilar crée le Festival d'Avignon.
Sciences et techniques
- 14 octobre : Chuck Yeager devient, le premier pilote américain à briser le mur du son, à bord de son appareil, un « Bell X-One ».
- Découverte des Manuscrits de la Mer Morte.
- L'opération Highjump (4000 hommes, 13 navires et 23 avions) est organisée par la Navy américaine en Antarctique. Elle permet de cartographier de larges parties du continent à partir de 70 000 photos aériennes.
Médecine
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