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Mussolini

Mussolini

ja:ベニート・ムッソリーニ simple:Benito Mussolini zh:贝尼托·墨索里尼 Benito Mussolini (29 juillet 1883 - 28 avril 1945) est le dirigeant de l'Italie de 1922 à 1943. Il est né à Dovia di Predappio (Romagne) et mort à Giulino di Mezzegra (à 10 km de Côme).

Des origines modestes

Benito Mussolini est issu d'une famille modeste : son père, Alessandro Mussolini est forgeron, militant socialiste et a ouvert un petit débit de boissons tandis que sa mère, Rosa Maltoni, est institutrice. Il baigne dans la double culture anarchiste qui lui vient de son père (son prénom, Benito lui a été donné en hommage au révolutionnaire mexicain Benito Juarez), et catholique traditionnelle : il va à l'école chez les Salésiens de Faenza. C'est un élève turbulent, voire violent : il manque de peu le renvoi en 1893 lorsqu'il blesse un de ses camarades avec un couteau. En 1895, il entre à l'école normale de Forlimpopoli et devient instituteur. En 1900, il adhère au Parti socialiste italien et en préside la section locale. Fuyant le service militaire, il s'expatrie en Suisse en 1902 où il perfectionne ses connaissances idéologiques syndicaliste révolutionnaire. En 1904, il en est expulsé à la suite de certaines de ses menées d'extrême gauche.

De l'activisme révolutionnaire à l'alliance nationaliste

De retour en Italie, il doit effectuer son service militaire parmi les bersagliers avant de se retrouver quasi vagabond, vivant de petits métiers (maçon, etc.), puis obtient un poste de professeur de français à Forli. C'est alors que son audience grandit au sein du Parti socialiste, tendance « dure ». Violemment opposé à la guerre de colonisation de la Libye (1911-1912), il mène la destruction des voies de la gare de Forli contre le départ des troupes pour l'Afrique. Cela lui vaut six mois d'emprisonnement. À sa sortie, il prend la tête du journal du Parti socialiste italien Avanti ! en 1913. D'abord fermement pacifiste, il s'oppose à l'entrée en guerre de l'Italie avant de changer radicalement de position dans un article de lAvanti ! : il préconise une politique militariste en 1914 et est favorable à l'entrée en guerre de l'Italie en 1915 aux côtés de l'Entente. Il crée les Faisceaux de combat, noyau de son Parti national fasciste, le 23 mars 1919. À partir de cet instant sa vie devient liée à l'évolution de son parti. Les faisceaux de combat sont un amalgame d'anarcho-syndicalistes d'où est issu Benito Mussolini lui-même et de nationalistes déçus par la non satisfaction de certaines revendications territoriales à la fin de la guerre, notamment de Fiume où D'Annunzio s'est illustré en vain.

La prise du pouvoir et la mise en place de la dictature de Mussolini

De 1919 à 1922, l'Italie est secouée par une grave crise sociale, économique voire politique. Mussolini l'exploite en brisant les grèves et les syndicats par la violence : il se fait ainsi connaître et bien voir par les milieux d'affaires et le patronat (
Confindustria et Confagricoltura). Il utilise pour cela des squadre (escouades), sortes de milices, issues en grande partie des rangs des arditi (venant troupes d'élite démobilisées en 1918) nationalistes, dont l'uniforme est la chemise noire — qui deviendra un des symboles du fascisme. Le roi d'Italie Victor-Emmanuel III lui confie le gouvernement à la suite d'un ultimatum demandant le pouvoir, appuyé par la mobilisation des Fasci. La "marche sur Rome"du 30 octobre n'aura donc pas été, formellement, un coup d'Etat mais bien un défilé de victoire pour Mussolini et le Parti national Fasciste. Jouant habilement de mansuétude et de menaces, Mussolini installe progressivement l'appareil fasciste sur le pays et ce malgré l'assassinat du député socialiste Giacomo Matteotti, qui l'accusait, preuves à l'appui, de violences et de malversations, et qui eut un profond retentissement. En effet, d'abord dictateur « légal », allié dans un premier temps aux forces politiques traditionnelles (des libéraux de Giolitti et de Nitti aux nationalistes en passant par les « populaires » catholiques de Don Sturzo), Mussolini élimine toute opposition en étant à l'origine et en laissant se développer une violence généralisée qu'il se fait fort ensuite de contenir : ses adversaires sont dûment battus à coups de gourdins (quand on ne les force pas à boire de l'huile de ricin). Par une loi électorale anti-démocratique, il obtient aux élections de 1924 la majorité absolue au Parlement. Il en profitera, une fois passés les remous de l'affaire Matteotti, pour faire voter les « lois fascistissimes » élaborées par son ministre de la Justice Rocco (1925-1926), fondant un régime totalitaire.

Une politique totalitaire

La politique de Mussolini dénote une « volonté de fascisation des esprits, de transformation globale de la société et de création d'un homme nouveau. » (P. Milza, S. Berstein). Il s'agit donc d'une politique totalitaire. Son instrument essentiel est le Parti National Fasciste (PNF) fondé en 1921, devenu parti unique. Son instance suprême, le Grand conseil du fascisme, s'est substitué à la direction de l'État, le Parlement devenant une simple chambre d'enregistrement et le gouvernement un exécutant des décisions prises par le Grand conseil et Mussolini. Cette prépondérance du parti fasciste se double du culte voué à la personnalité de Mussolini dont témoignent les slogans du régime («
Mussolini ha sempre ragione », « Mussolini a toujours raison »). Le Duce (chef) utilise les media (radio, cinéma d'actualités, journaux...) pour se mettre en scène : discours spectaculaires, films le montrant en train de moissonner... Dans le même temps, la société toute entière est fascisée : les programmes scolaires sont révisés, les loisirs sont encadrés (les vacances, les voyages des ouvriers sont pris en charges par des organisations parallèles du parti fasciste), la jeunesse est enrégimentée dans l'ONB (Opera Nazionale Balilla) : fils de la louve dès 4 ans, Balilla à 8 ans, avanguardisti à 14 ans. On y apprend la vie en collectivité mais aussi le maniement des armes et la discipline militaire, à côté cours théoriques sur le fascisme. Afin de pouvoir s'appuyer sur les masses catholiques et, surtout, la hiérarchie ecclésiastique du pays, Benito Mussolini signe les accords du Latran en 1929, mettant fin à la question romaine, accordant au pape un État, le Vatican, et un statut de chef d'État.

Une politique étrangère d'abord hésitante puis belliqueuse

Dans les années 20, Mussolini joue un jeu d'alliances assez classiques notamment avec le Royaume-Uni dont certains des dirigeants ne cachent pas leurs sympathies pour le
Duce (comme le représentant du foreign office Austen Chamberlain). Parallèlement, il cherche à accroître l'influence de son pays dans les Balkans et en Europe danubienne : il revendique et finit par obtenir le rattachement de Fiume à l'Italie, au détriment de la jeune Yougoslavie (traité de Rome, 1924) ; il fait de l'Albanie un protectorat de fait (traité « d'amitié et de sécurité » signé à Tirana en 1926) ; il noue des liens avec l'Autriche, la Hongrie, la Roumanie. Mais un autre de ses objectifs est de faire admettre l'Italie dans le cercle des grandes puissances coloniales : implantation en Libye qu'il « pacifie » après une répression violente et des déplacements de population, rapprochement avec l'Éthiopie à partir des possessions de Somalie et d'Érythrée et dont il essaie de faire un protectorat. Devant les résistances du roi d'Éthiopie (le Négus, Haïlé Sélassié) et suite à un incident de frontière, il attaque l'Éthiopie en 1935 (voir Guerre d'Éthiopie). Mais la victoire est longue à se dessiner malgré l'écrasante supériorité militaire des Italiens. Le 3 mai 1936, les troupes italiennes entrent cependant à Addis Abeba, effaçant ainsi la défaite d'Adoua. C'est alors l'apogée du fascisme italien. Ailleurs d'autres partis fascisants voient le jour, notamment le Parti populaire français de Jacques Doriot en 1936. Une des conséquences de la guerre d'Éthiopie est d'éloigner les grandes démocraties occidentales de l'Italie et de forcer Mussolini à se rapprocher de l'Allemagne nazie. En effet, Mussolini, d'abord plus que méfiant vis à vis d'Hitler, se heurte à l'opposition de la France et de l'Angleterre. Il change sa diplomatie européenne, abandonne ses vues sur l'Europe danubienne qui devient une « chasse gardée » d'Hitler, l'Italie se voulant héritière de l'Empire romain et donc orientant sa politique vers le bassin méditerranéen. L'« Axe Rome-Berlin » se dessine en 1936. C'est ainsi que Mussolini laisse Hitler annexer l'Autriche (Anschluss, mars 1938) qui fait pourtant de l'Allemagne un voisin inquiétant pour l'Italie. De même, il soutiendra Hitler lors de la conférence de Munich où il feint d'être neutre : Hitler peut ainsi s'emparer de la Tchécoslovaquie. Afin de ne pas être en reste dans une sorte de belliqueuse compétition avec le IIIème Reich, Mussolini annexe l'Albanie (avril 1939). Mais il renâcle à s'engager plus avant aux côtés de l'État nazi : son pays n'est pas prêt à la guerre qu'Hitler a déjà programmée. Aussi n'entre-t-il dans le second conflit mondial que le 10 juin 1940, alors que la bataille contre la France est déjà gagnée par l'Allemagne. Son engagement dans la guerre est un fiasco : il envahit la Grèce 1940 depuis l'Albanie mais son armée est repoussée par les Grecs : Mussolini doit demander de l'aide à l'Allemagne. De même, en Libye, son armée est défaite par les Anglais, précipitant l'Allemagne dans une guerre africaine où elle laissera beaucoup de forces. Peu à peu, l'Italie devient vassale de l'Allemagne nazie.

La fin du régime et de Mussolini

En 1943, les Alliés attaquent la Sicile puis le sud de l'Italie, Mussolini est renversé puis emprisonné, mais il est libéré par un commando SS. Il installe la République sociale italienne dite
République de Salò dans le nord de l'Italie où il organise une sanglante répression. Alors qu'il tente de fuir en Suisse après la défaite allemande, il est reconnu par des partisans italiens et fusillé avec sa maîtresse Clara Petacci et d'autres hiérarques du régime le 28 avril 1945. Leurs cadavres furent pendus par les pieds, traînés sur la place de Milan et ensuite décapités.

Famille


- Adepte de l'union libre il exalte la famille traditionnelle n'hésitant pas à sacrifier ses proches. Mussolini rencontre Ida Dalser au milieu des années 1910 alors qu'il est marié à Rachele avec laquelle il a déjà une fille, Edda. En 1915, elle lui donne un fils, Albino, qu'il accepte de reconnaître. Mais assez rapidement, Mussolini tente de soustraire l'enfant à sa mère. Pour y parvenir il cherche, en pleine guerre contre Vienne, à faire emprisonner Ida Dalser en raison de sa nationalité. En vain. Mais arrivé au pouvoir en 1922, plus rien ne lui résiste. Ida est internée dans un asile d'aliénés dès 1926 où elle meurt onze ans plus tard. À ce moment c'est Albino devenu entre-temps télégraphiste sur des navires au long cours, qui est à son tour interné et y décède en 1942.
- Une de ses petites-filles, Alessandra Mussolini, est député européen.

Citations


- « Les notions de citoyen et de soldat sont inséparables »
- « Il y a des libertés : la liberté n'a jamais existé »
- «Je suis réactionnaire, antiparlementaire, antisocialiste et antidemoliberal!»

Œuvres


- " Mussolini : Sa peur de son pire ennemi l'Albanie (Volume 2-Les gangsters)
-
Giovanni Huss il veridico (1913) ;
-
Vita di Arnaldo (1932) ;
-
Scriti e discorsi (1934-40, 13 vol.) ;
-
Parlo con Bruno (1941).

Bibliographie


- Didier Musiedlak,
Mussolini, Presses de Sciences Po, 2004. 436 pages. ISBN 2-7246-0806-2

Voir aussi

Liens internes


- Fascisme
- Adolf Hitler
- La Résistance en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale Mussolini, Benito Mussolini, Benito Mussolini, Benito Mussolini, Benito Mussolini, Benito

1883

Catégorie:1883 Cette page concerne l'année 1883 du calendrier grégorien.

Événements

Afrique


- Début du règne de Ranavalona III, reine de Madagascar (fin en 1885).
- Le roi de Porto Novo au Bénin signe un traité de protectorat avec la France.
- Les Allemands prennent pied au Cameroun.
- Les Allemands prennent pied au Togo.
- Les Français prennent pied en Côte d'Ivoire.
- Paul Kruger devient le président de la république du Transvaal en Afrique du Sud.

Asie & monde indien


- L'Annam devient un protectorat français.

Europe


- Le parti marxiste russe est formé entraînant des troubles dans le pays.

France


- Début de la construction du fort de Barbonnet (847 m) qui vont durer 3 ans et construction du petit train de Barbonnet.

Allemagne


- 15 juin : Le Reichstag adopte la loi sur l'assurance maladie.
- 1 octobre : Fondation à Mannheim de la société Benz et Cie.
- Premières lois sociales couvrant la maladie... en Allemagne.

Suisse


- Le Code des obligations entre en vigueur.
- Genève inaugure un central téléphonique public.
- 7 avril : incendie à Vallorbe; 98 maisons sont détruites.

Océanie & Pacifique


- La Nouvelle-Guinée est annexée par le Queensland australien.
- Immense explosion du volcan Perbuatan qui détruit partiellement l'île de Krakatoa en Indonésie, peut être la plus forte de l'ère chrétienne, 36 000 morts du fait d'un tsunami.

Proche-Orient & monde arabo-musulman


- Soudan : Révolte des Mahdistes, début de l'intervention britannique.
- Palestine : Début des activités d'implantation de colonies juives (Eretz Israël) par le baron Edmond de Rothschild.

Chronologies thématiques


- Chemins de fer : 1883 dans les chemins de fer
- Sports : 1883 en sport
- Arts & cultures :
  - En Espagne, l'architecte Antoni Gaudi commence la Sagrada Familia à Barcelone qui restera inachevée.
  - Inauguration du premier train de luxe international : l'Orient Express.
- Beaux-Arts :
  - Le peintre français Pierre-Auguste Renoir peint Les grandes baigneuses.
  - Seurat peint La baignade à Asnières tableau pointilliste néo-impressionniste.
- Littérature :
  - L'écrivain français Guy de Maupassant écrit Une vie.
  - L'écrivain français Joris-Karl Huysmans écrit L'art moderne.
  - Le philosophe allemand Friedrich Nietzsche commence à travailler sur Ainsi parlait Zarathoustra.
- Sciences & techniques :
  - La construction du Brooklyn Bridge est terminée à New York.
  - Le médecin et microbiologiste allemand Robert Koch découvre le bacille du choléra.
  - L'architecte américain William LeBaron Jenney construit le premier gratte-ciel à Chicago.
  - Invention par l'américain Maxim de la première mitrailleuse à canon unique.
  - Le savant russe Constantin Tsiolkowski fait la preuve qu'une fusée peut fonctionner dans le vide spatial.

Naissances en 1883


- 8 février : Joseph Schumpeter, théoricien et économiste austro-américain († 1950).
- 16 février : Marie Noël, poétesse française.
- 23 février : Victor Fleming, réalisateur américain († 1949).
- 5 mars : Marius Barbeau, anthropologue, ethnologue, folkloriste canadien († 1969)
- 7 avril : Gino Severini, peintre italien
- 24 avril : Jaroslav Hašek, écrivain tchèque († 1923).
- 18 mai : Walter Gropius, architecte, designer et urbaniste allemand († 1969).
- 26 mai : Mamie Smith : chanteuse de blues américaine († 1946)
- 5 juin : John Maynard Keynes, économiste anglais († 1946).
- 3 juillet : Franz Kafka, écrivain tchèque († 1924).
- 27 juillet : Fernand Verhaegen, artiste-peintre belge († 1975).
- 19 août : Coco Chanel, française, fondatrice d'une maison de haute couture († 1971).
- 31 octobre : Marie Laurencin, peintre français († 1956).
- 3 décembre : Anton von Webern, compositeur († 1945).
- 14 décembre : Morihei Ueshiba, japonais, fondateur de l'Aïkido († 1969).
- 16 décembre : Max Linder, acteur et réalisateur français († 1925).
- 17 décembre : Raimu, comédien français († 1946).
- 22 décembre : Edgar Varèse, compositeur américain d'origine française († 1965).
- 25 décembre : Maurice Utrillo, peintre français.
- James Abbe : photographe américain († 1973)
- 25 juillet : Louis Massignon, Orientalise français.(† 1962).

Décès en 1883


- 23 janvier : Gustave Doré, dessinateur, graveur et sculpteur français (° 1832).
- 13 février : Richard Wagner, compositeur allemand (° 1813).
- 14 mars : Karl Marx, philosophe et théoricien (° 1818).
- 18 avril : Édouard Roche, astronome français (° 1820).
- 20 avril : Wilhelm Peters, zoologiste et un explorateur allemand1815).
- 30 avril : Édouard Manet, peintre français (° 1832).
- 24 août : Henri d'Artois (62 ans), comte de Chambord, aîné des Capétiens et chef de la maison de France1820).
- 3 septembre : Ivan Tourgueniev, écrivain russe (° 1818).
- 27 septembre : Oswald Heer, géologue et naturaliste suisse1809).
- 5 octobre : Joachim Barrande, géologue et paléontologue français1799). __NOTOC__ ko:1883년 ms:1883 simple:1883 th:พ.ศ. 2426


1945

---- Cette page concerne l'année 1945 du calendrier grégorien.

Événements


- 3 décembre : Le coût de l'armement qui a été utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale est rendu public, soit plus de 1 000 milliards dollars US.

ONU


- 26 juin : Conférence de San Francisco : adoption par 50 états fondateurs de la Charte des Nations Unies : naissance de l'ONU, qui remplace la SDN (25 avril-26 juin).
- 16 octobre : Fondation à Québec de la FAO (Food and Agricultural Organisation) par l'ONU, son siège s'établira à Rome en 1951.
- 24 octobre : Entrée en vigueur de la Charte des Nations unies (fondation de l'ONU) avec la ratification par la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, l'URSS et par la majorité des autres pays signataires. Le 24 octobre de chaque année est célébrée la Journée des Nations Unies.
- 16 novembre : Création de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).
- 27 décembre : Fondation de la banque mondiale par 28 nations.

Amériques

Brésil


- 29 octobre : Renversement du président Getúlio Vargas au Brésil et déposé le 30 octobre par un groupe de généraux.

Canada


- 20 février : Émission des premiers chèques d'allocations familiales par le gouvernement canadien.

États-Unis


- 16 juillet : Explosion de la première bombe atomique suite au projet Manhattan américain, dans le désert près de Alamogordo dans l’État du Nouveau-Mexique.
- Début de la présidence démocrate d'Harry S. Truman aux États-Unis (jusqu'en 1953).
- 12 avril : Décès du président Franklin Delano Roosevelt.
- 28 juillet : Un bombardier américain B-25 s'écrase sur le 79e étage de l'Empire State Building à New York faisant 13 victimes.
- Août, suppression du prêt-bail.
- Le prix Nobel de la paix est attribué à l'américain Cordell Hull.

Asie

Seconde Guerre mondiale Front Asie-Pacifique


- 9 mars :
  - Pendant 2 jours, plus 100 000 victimes périssent lors du bombardement de Tokyo par 300 bombardiers B-29 américains qui lancent des bombes incendiaires.
  - Coup de force japonais au Laos. Des officiers français sont parachutés pour organiser des maquis.
- 7 avril : L'aéronavale américaine coule le plus gros bâtiment de la marine japonaise, le cuirassé Yamato.
- 14 avril : Des centaines de Boeing B-29 américains bombardent Tokyo.
- Coup de force japonais contre les Français en Indochine.
- 30 juillet : Le navire USS Indianapolis est coulé par un sous-marin japonais.
- 6 août : Un bombardier américain largue une bombe atomique au plutonium sur Hiroshima - Bilan : 75 000 morts et 90 000 blessés sur une population de 250 000 personnes.
- 8 août : L'URSS déclare la guerre au Japon, elle va occuper Sakhaline, les îles Kouriles, et envahit la Mandchourie.
- 9 août : Deuxième bombardement atomique sur Nagasaki.
- 10 août : Le Japon capitule.
- 15 août : L'empereur Shōwa prononce un discours à la radio. Il demande dans son allocution l'arrêt des combats. C'est la capitulation officieuse du Japon.
- 2 septembre : Le Japon reconnaît officiellement sa défaite, en signant sur le cuirassé états-unien Missouri le document de sa capitulation. Cet acte met fin au dernier conflit en cours de la Seconde Guerre mondiale et entérine l'occupation du Japon par les États-Unis.

Birmanie


- 3 janvier : Les Britanniques prennent l'île d'Akyab et la Force 136 commence à livrer des armes aux « résistants » birmans.
- 25 janvier : La 25e division indienne débarque sur l'île birmane de Ramree, prend la ville de Kyankpyu et occupe désormais toute la péninsule de Myeban (27 janvier). Le blocus japonais de la Chine est brisé, les forces chinoises font la jonction sur la route de Birmanie totalement dégagée.
- 28 janvier : Le premier convoi parti d'Inde et ayant pris la route de Birmanie rebaptisée route Stilwell par Tchang Kaï-chek, arrive en Chine.
- 27 mars : Les communistes de l'AIB (Armée nationale de Birmanie), sur les ordres de l'ex-collaborateur Aung San, se soulève contre les Japonais et prennent la capitale Rangoun, reprise le 3 mai par la 14e armée britannique.
- 15 août : Création en Birmanie de la Ligue anti-fasciste du peuple pour la liberté (LAFPL) dont le but est de lutter contre l'Angleterre. Le secrétaire général de cette ligue Thakin Than Tun est le beau-frère du président Aung San qui rompt avec le marxisme.

Corée


- 6 septembre : Yo Unhyŏng proclame la République populaire en Corée occupée par les États-Unis.
- 7 septembre : Les États-Unis, par leur représentant le général Hodge, dissolvent les Comités de libération nationale et déclarent la république populaire du 6 illégale.
- 10 septembre : le parti communiste de Corée (fondé en 1925) installe ses bureaux en Corée occupée par l'URSS.

Inde


- 20 septembre : Le comité du Congrès pan-indien, réuni sous la direction du Mahatma Gandhi et du Pandit Nehru, rejette les propositions britanniques d'autonomie interne et demande à la Grande-Bretagne de quitter l'Inde.

Indonésie


- 17 août : Sukarno proclame l'indépendance de l'Indonésie. Les Pays-Bas s'y opposent.

Viêt Nam


- 20 août : Proclamation de la République du Viêt Nam.
- 2 septembre : Hô Chi Minh proclame l'indépendance du Viêt Nam.
- 5 octobre : Leclerc débarque à Saïgon.

Europe

Seconde Guerre mondiale Front européen


- 2 janvier : Charles de Gaulle refuse l'ordre américain d'évacuer Strasbourg.
- 5 janvier : La 1 armée française défend Strasbourg.
- 12 janvier : Offensive Vistule-Oder lancée par l'Armée rouge.
- 15 janvier : Libération du camp de concentration de Plaszow (Cracovie) par les soviétiques.
- 17 janvier : Entrée de l'Armée rouge (Joukov) à Varsovie (17 au 22 janvier).
- 20 janvier : Les SS font sauter les fours crématoires II et III du camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau.
- 27 janvier : Les SS font sauter le dernier four crématoire d'Auschwitz-Birkenau.
- 27 janvier : Libération d'Auschwitz par les troupes soviétiques.
- 30 janvier : Le Wilhelm Gustloff avec plus de 10 000 refugiés venus du port de Gotenhafen dans la baie de Dantzig est coulé par trois torpilles du sous-marin soviétique S-13. Plus de 9 300 périssent dans la Mer Baltique.
- 31 janvier : Les troupes soviétiques franchissent l'Oder.
- 4 février : Conférence de Yalta réunissant en secret les États-Unis, le Royaume-Uni et l'URSS (4-11 février) représentés par Roosevelt, Churchill et Staline. Les Alliés s'engagent à organiser des élections libres en Europe, après la victoire, en fait ils se sont partagés les zones d'influence en Europe entre les États-Unis et l'Union soviétique.
- 10 février : Le General von Steuben est coulé par le sous-marin soviétique S-13.
- 13 février-15 février : Bombardements anglo-américains sur Dresde. 35 000 morts.
- 27 février : 3 000 femmes sont évacuées de Ravensbrück.
- 7 mars : Franchissement du Rhin par les alliés à Remagen et entrée des troupes américaines en Allemagne.
- 28 mars : Les Allemands tirent, à partir de La Haye leur dernier missile V2 qui tombera sur Opington, au sud-est de Londres.
- 29 mars : Entrée des troupes soviétiques en Autriche.
- 3 avril : Premières évacuations à Buchenwald.
- 4 avril : Libération de Bratislava par l'Armée rouge.
- 11 avril : Début de la bataille d'Okinawa.
- 13 avril :
  - Entrée des troupes soviétiques dans Vienne (Autriche) (13-16 avril).
  - Les SS quittent Bergen-Belsen.
- 16 avril : Naufrage du Goya dans la Mer Baltique coulé par le sous-marin soviétique L-3, environ 6 500 morts.
- 17 avril : Bataille de Royan (17-20 avril).
- 19 avril : Entrée des troupes soviétiques dans Berlin.
- 20 avril : Évacuation partielle de Sachsenhausen.
- 21 avril : Évacuation de Ravensbrück.
- 22 avril : Les troupes d'infanterie alpine finissent par reprendrent les forts des Alpes, dans lesquels s'étaient retranchées des troupes allemandes, mais au prix de durs combats.
- 25 avril : Jonction des troupes américaines et soviétiques à Torgau sur l'Elbe.
- 28 avril :
  - Adolf Hitler destitue Heinrich Himmler de toutes ses fonctions.
  - Le dictateur italien Benito Mussolini et sa compagne Clara Petacci sont fusillés par des partisans communistes, leurs corps nus sont pendus par les pieds sur la place Loreto, à Milan.
- 29 avril :
  - Dernier gazage à Mauthausen.
  - Les forces Alliées libèrent le camp de concentration de Dachau.
  - Adolf Hitler épouse Eva Braun.
- 30 avril : Suicides de Adolf Hitler et Eva Braun dans le bunker de la chancellerie à Berlin, alors que les troupes russes approchent de son bunker. Joseph Goebbels prend le pouvoir.
- : Suicides de Joseph Goebbels et de sa femme Magda après avoir tué ses 6 enfants.
- 2 mai : Prise de Berlin par l'Armée rouge.
- 3 mai : Naufrages du Cap Arcona, du Thielbek et du Deutschland coulés par la RAF dans la baie de Lübeck.
- 4 mai :
  - Libération du camp de Neuengamme totalement vide par l'armée britannique.
  - Reddition des armées de l'Allemagne du Nord au maréchal Bernard Montgomery.
- 7 mai : À Reims (France), Alfred Jodl et l'état-major des troupes allemandes du front Ouest signent la reddition sans condition de l'Allemagne.
- 8 mai : Signature à Berlin avec l'URSS de la capitulation de l'Allemagne.

Europe de l'Est


- En février, coup de force communiste orchestré par l'Armée rouge en Roumanie.
- 21 avril : L'URSS signe un pacte d'amitié avec la Pologne.
- 10 mai : Les Tchèques s'étant soulèvés contre les nazis, l'Armée rouge intervient et prend Prague.
- En juin, la Tchécoslovaquie cède la Ruthénie à l'URSS.
- En juillet, l'Angleterre reconnaît le gouvernement de Pologne.
- 22 septembre : la Russie et la Hongrie signent un accord économique.
- 18 novembre : Le « Front patriotique » bulgare (communiste) obtient 75 % des voix aux élections générales.
- Novembre, Tito est porté au pouvoir en Yougoslavie avec 90 % des voix.
- 29 novembre : Proclamation de la république fédérale populaire de Yougoslavie.
- 5 décembre : Victoire du « Front patriotique » albanais d'Enver Hodja avec 93 % des voix.

Europe de l'Ouest


- 3 mars : Évacuation des internés de Hinzert.
- 28 avril :Benito Mussolini et Clara Petacci sont exécutés par des partisans italiens.
- En mai, retour des premiers déportés et prisonniers de guerre.
- 12 mai : Première évocation par Winston Churchill du « rideau de fer » qui traverse l'Europe.
- 14 mai : Proclamation d'indépendance de l'Autriche.
- 23 mai : Arrêté par les Britanniques, Himmler se suicide à Barnsted.
- 5 juin : La France reçoit une zone d'occupation en Allemagne.
- 17 juillet : Conférence de Potsdam (17 juil.-2 août). Délimitation des quatre zones d'occupation en Allemagne.
- 26 juillet : Proclamation de Potsdam
- 17 août : l'Indonésie prend son indépendance des Pays-Bas.
- 9 novembre : Conférence de Paris sur les réparations imposées à l'Allemagne (9 nov-21 déc).
- 20 novembre : Ouverture du procès de Nuremberg de 24 chefs nazis(verdict le 1 octobre 1946).
France

- 16 janvier : Nationalisation des usines Renault et création de la « Régie Renault ».
- 19 janvier : Procès de Robert Brasillach. Il est condamné à mort.
- 25 janvier : Procès et condamnation à la réclusion perpétuelle de Charles Maurras.
- 6 février : Exécution de l'écrivain Robert Brasillach.
- 22 février : Création des comités d'entreprise dans les établissements de plus de 100 employés (au moins 50 à partir de mai 1946).
- 3 mars : Ordonnance créant une école primaire unique.
- 9 avril : Nationalisation de Gnome et Rhône et d'Air France.
- 26 avril : Retour de Philippe Pétain en France.
- 29 avril : Élection municipales (29 avril-13 mai). Les femmes votent pour la première fois.
- 16 mai : La France reçoit un siège de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations unies.
- 16 juin : Nationalisation d'« Air France ».
- 25 mai : Création de l'UDSR (Union Démocratique et Socialiste de la Résistance) par diverses personnalités dont François Mitterrand.
- 23 juillet au 15 août : Procès du maréchal Pétain, condamné à mort, il eut sa peine commuée en détention perpétuelle le 23 août.
- 4 octobre :
  - 4-19 octobre : Début des ordonnances sur la Sécurité sociale et création de l'ENA (École nationale d'administration)
  - Début du procès de Pierre Laval (4 au 8 octobre), condamné à mort.
- 15 octobre : Exécutions de Joseph Darnand, chef de la Milice française, et de Pierre Laval.
- 18 octobre : Création du Commissariat à l'Énergie Atomique
- 21 octobre : Élection de la 1 Constituante en France, large victoire de la Gauche. Les femmes avaient le droit de vote pour la première fois à l'occasion d'un référendum.
- 2 novembre : Entrée en vigueur de l'"ordonnance de 1945 sur l'entrée et le séjour des étrangers".
- 13 novembre : De Gaulle est réélu président du GPRF.
- 21 novembre : De Gaulle président du Conseil. Ministère tripartite MRP, SFIO, PC.
- 2 décembre : Nationalisation de la Banque de France et des grandes banques de dépôt (Crédit Lyonnais, Société générale, BNCI, CNEP), qui appartenaient aux « 200 familles les plus riches », et création du Conseil national du crédit chargé de veiller au bon fonctionnement du système bancaire.
- 21 décembre : Création du Secrétariat Général au Plan.
- 26 décembre : Suite aux accords de Bretton Woods, dévaluation du franc français.
- 31 décembre : Entrée en application de la nationalisation du crédit. La BNCI et le CNEP vont fusionner pour former la Banque nationale de Paris.
- En décembre, la société des Chaussures Sirius de Romans (400 personnes) crée la première forme de participation des salariés en se transformant en SARL à participation ouvrière.
- Fondation du Conseil national du patronat français (CNPF).
-
- Inflation = 48 %
- Instauration d'une taxe sur les loyers, collectée, pour le Fonds national d'amélioration de l'Habitat, devenu, Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat (ANAH).
Grande-Bretagne

- 26 juin : Winston Churchill est battu aux élections britanniques.
- 26 juillet : Début du ministère travailliste de Clement Attlee, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1951).

Océanie & Pacifique

Proche-Orient et monde arabo-musulman


- Février 1945 - Rencontre historique à bord de lUSS Quincy, sur le canal de Suez, entre le président américain Franklin D. Roosevelt et le roi Abd el-Aziz Ibn Saoud d'Arabie saoudite.
- 23 février : La Turquie déclare la guerre à l'Allemagne et au Japon.
- 22 mars : À Alexandrie Égypte, création de la Ligue arabe avec comme membres fondateurs : L'Égypte, l'Irak, le Liban, l'Arabie saoudite, la Syrie, la Transjordanie et le Yémen du Nord.
- 8 mai : Massacre de Sétif (Algérie) à l'occasion de la célébration de la capitulation nazie. Ces manifestations aboutirent à des émeutes indigènes. Il y eut 12 000 à 15 000 morts algériens suite à la répression militaire en réponse à l'assassinat de 109 colons par les émeutiers arabes. L'Algérie indépendante fixe à cette date le vrai début de la Guerre d'Algérie et elle revendique 45 000 morts dus à la répression militaire.

Arts & culture


- 10 juillet : réouverture du musée du Louvre à Paris.
- L'architecte Henry Bernard dirige les travaux de l'université de Caen.

Cinéma


- 15 mars : 17e remise des oscars.

Films remarquables


-
Les Dames du Bois de Boulogne drame de Robert Bresson avec Maria Casarès, Elina Labourdette et Jean Marchat.
-
Les Enfants du paradis drame de Marcel Carné avec Arletty, Jean-Louis Barrault et Pierre Brasseur.
-
Ivan le Terrible (Ivan Grozny) de Sergei Mikhailovich Eisenstein avec Nikolai Tcherkassov et Ludmila Tchelikovskaia.
-
La Maison du docteur Edwardes (Spellbound) d'Alfred Hitchcock avec Gregory Peck, Ingrid Bergman et Leo G. Carroll.
-
Rome, ville ouverte (Roma, citta aperta) de Roberto Rossellini (Italie) avec Anna Magnani et Aldo Fabrizi.
-
Le Poison (The Lost Week-end) de Billy Wilder avec Ray Milland et Jane Wyman - Oscar du meilleur film.

Littérature


- Le romancier Albert Camus publie
Caligula.
- Fondation par Jean-Paul Sartre de la revue Les Temps modernes.
- L'économiste Alfred Sauvy publie
Bien-être et population.
- Le romancier américain Richard Wright publie
Jeunesse noire (Black Boy).

Sciences & techniques


- 5 décembre : Cinq bombardiers Avenger américains disparaissent s'en laisser aucune trace, victimes présumées du fameux Triangle des Bermudes.
- 6 décembre : Invention du four à micro-ondes.
- Hugh LeCaine, du CNRC, invente le premier synthétiseur électronique de musique.
- Le biochimiste anglais Ernst Boris Chain, reçoit le prix Nobel de Médecine.

Techniques appliquées


- 16 juillet : Explosion de la première bombe atomique américaine, dans le désert près de Alamogordo dans l’État du Nouveau-Mexique.
- 29 octobre : Mise sur le marché des premiers stylos à bille.

Sports


- 6 mai : Football. Le RC Paris remporte la Coupe de France face au Lille OSC, 3-0.
-
Article détaillé : 1945 en sport

Naissances en 1945


- 1 janvier : Jacky Ickx, courreur automobile F1 belge.
- 26 janvier : Ibrahim Boubacar Keïta homme politique malien.
- 29 janvier : Tom Selleck, acteur américain.
- 1 février : Gilles Servat, auteur-compositeur-interprète breton.
- 4 février : David Brenner, comédien américain.
- 6 février : Bob Marley, chanteur de reggae jamaïcain († 11 mai 1981).
- 9 février : Mia Farrow, comédienne américaine.
- 13 avril : Tony Dow, acteur américain.
- 27 mai : Alain Souchon, chanteur et comédien français.
- 31 mai :
  - Rainer Werner Fassbinder, cinéaste allemand.
  - Henri Emmanuelli, homme politique français.
- 17 juin : Eddy Merckx, courreur cycliste belge.
- 15 août : Alain Juppé, homme politique français.
- 31 août : Itzhak Perlman, violoniste israélien.
- 26 septembre : Bryan Ferry, auteur-compositeur-interprète britannique, co-fondateur de Roxy Music.
- 28 septembre : Marielle Goitschel, skieuse française.
- 12 octobre : Aurore Clément, actrice française.
- 23 novembre : Susan Anspach, femme de théâtre américaine.
- Cheick Oumar Sissoko, cinéaste malien.
- Ousmane Issoufi Maïga, homme politique malien.

Décès en 1945


- 6 janvier : Vladimir Vernadsky, géologue russe
- 6 février : Robert Brasillach, écrivain français (exécuté)
- 8 février : Robert Mallet-Stevens, architecte français
- 12 mars : Anne Frank, jeune juive néérlandaise, deviendra célèbre après la publication de son journal
- 15 mars : Pierre Drieu La Rochelle, écrivain français (suicidé)
- 18 mars : Louis d'Iriart d'Etchepare, homme politique français (° 1859)
- 12 avril : Franklin Delano Roosevelt, président des États-Unis
- 28 avril : Benito Mussolini, dictateur italien (exécuté)
- 30 avril : Adolf Hitler, dictateur allemand d'origine autrichienne (suicidé)
- 30 avril : Eva Braun, compagne d'Adolf Hitler (suicidée)
- : Joseph Goebbels, ministre de la propagande nazi (suicidé)
- 23 mai : Heinrich Himmler dirigeant nazi (suicidé)
- 8 juin : Robert Desnos, poète, français, (° 1900).
- 20 juillet : Paul Valéry, écrivain français
- 10 août : Robert Goddard, ingénieur et physicien américain
- 15 septembre : Anton von Webern, compositeur autrichien
- 26 septembre : Béla Bartók, compositeur hongrois
- 10 octobre : Joseph Darnand, chef de la Milice française (exécuté)
- 15 octobre : Pierre Laval, français, président du Conseil (exécuté)
- 19 octobre : Plutarco Elías Calles, président du Mexique de 1924 à 1928.
- 26 octobre : Paul Pelliot, sinologue et aventurier français (° 1878)
- 25 novembre : Georges Charpy, chimiste, métallurgiste français (°1865) __NOTOC__ Catégorie:1945 ja:1945年 ko:1945년 ms:1945 simple:1945 th:พ.ศ. 2488


Italie

|- valign="top" | Président de la République | Carlo Azeglio Ciampi |- valign="top" | Président du Conseil | Silvio Berlusconi
(gouvernement III au 23 avril 2005) |{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{1er janvier{1er novembre{it{it{Commons|Category:Italy|l'Italie{it{wikitravel|l'Italie|Italie{it_icon{Pays d'Europe (UE){Portail Italie

1943

Cette page concerne l'année 1943 du calendrier grégorien.

Événements


- 20 mai : Tchang Kaï-chek devient president de la Chine.

Seconde Guerre mondiale


- Janvier 1943
  - - 24 : Hitler ordonne à ses troupes de se battre à mort contre les soviétiques pour tenir la ville de Stalingrad
- Février 1943
  - - 2 : Victoire soviétique à Stalingrad : capitulation de la VI armée allemande de Friedrich Paulus.
- Mars 1943
  - - 15 : Un sous-marin allemand coule le paquebot Empress of Canada au large de Freetown en Afrique du Sud, 400 morts
- Avril 1943
  - - 19 : début de l'insurrection du ghetto de Varsovie
- Mai 1943
  - - 30 : Charles de Gaulle s'installe à Alger
- Juin 1943
  - - 21 : Arrestation de Jean Moulin, Raymond Aubrac, et d'autres résistants à Caluire-et-Cuire, près de Lyon
- Juillet 1943
  - - 8 : Jean Moulin, chef de la Résistance française, meurt en déportation, (° 1899).
  - - 10 : Débarquement des Alliés en Sicile
  - - 12 : L'armée soviétique lance une contre-offensive dans le secteur du saillant d'Orel.
  - - 24 : l'Opération Gomorrah commence : Des avions britanniques et canadiens bombardent Hambourg la nuit, les Américains le jour. À la fin de l'opération en novembre, 9 000 tonnes d'explosifs auront tué plus de 30 000 personnes et détruiront 280 000 bâtiments.
  - - 28 : Opération Gomorrah - Les Britanniques bombardent Hambourg causant une tempête de feu qui tue 42 000 civils allemands.
- Août 1943
  - - 17 : Les Américains prennent Messine, achevant l'invasion de la Sicile
- Septembre 1943
  - - Début de la campagne d'Italie
- Octobre 1943
  - - 13 : L'Italie déclare la guerre à l'Allemagne
- Novembre 1943
  - - 28 : la conférence de Téhéran, entre Joseph Staline, Franklin Roosevelt et Winston Churchill commence.
- Décembre 1943
  - - 24 : Le général Eisenhower est nommé commandant en chef des forces alliées qui débarqueront en Normandie

Arts & cultures


- 7 septembre : Mariage d'Orson Welles et de Rita Hayworth.
- 12 octobre : Création du réseau ABC de radio et télévision américain.
- 27 novembre : Première du Soulier de satin de Paul Claudel.
- Rouault peint Deux frères.
- Composition du Chant des partisans, emblématique de la Résistance française.

Littérature


- L'écrivain Georges Bataille publie L'Expérience intérieure.
- L'écrivain Jacques Becker publie Goupi Mains rouges.
- Le romancier Jean Genet publie La rose.
- L'aviateur et écrivain Antoine de Saint-Exupéry publie Le petit Prince.
- L'écrivain Jean-Paul Sartre publie L'être et le néant et Les mouches.

Sciences & techniques


- Théorie de la formation des planètes par Weizsäcker.
- Invention du magnésium magnétique, alliage léger utilisé dans la fabrication des avions de chasse rapides au cours de la Seconde Guerre mondiale et plus tard, dans celle des cadres de bicyclettes ultralégers.

Médecine


- 7 avril : Le chercheur suisse Albert Hofmann élabore le LSD (Lyserg SaJure Diäthylamid).
- Waskmann découvre la streptomycine.

Techniques appliquées


- 26 août : Invention de la machine à écrire.
- Jacques-Yves Cousteau fait la première plongée en scaphandre autonome.
- Mise au point d'une méthode de dégivrage des hélices en vol par chauffage électrique du bord d'attaque de l'hélice.

Sports


- 5 février : Le boxeur Sugar Ray Robinson subit sa première défaite contre Jack La Motta aux points
- 22 mai : Victoire, à Paris, de Marseille sur Bordeaux 3-1 pour emporter la coupe de France
- 1 août : Yvon Petra bat Henri Cochet en quatre sets à la finale du Championnat de France de Tennis, tenu à Paris.
- Article détaillé : 1943 en sport

Naissances


- 7 mars : Carolyn Carlson, danseuse et chorégraphe américaine.
- 8 avril : Jean-Marie Rouart, écrivain, Académicien français.
- 28 avril : Jacques Dutronc, chanteur et comédien français.
- : Louis de Broissia, homme politique français
- 6 juin : Richard Smalley, prix Nobel de chimie 1996, américain
- 15 juin : Johnny Hallyday, chanteur et acteur français.
- 24 juin : Jean-Louis Foulquier, animateur radio et comédien, français.
- 2 juillet : Walter Godefroot, cycliste (sprinter), belge.
- 16 septembre : Oskar Lafontaine, homme politique allemand
- 22 octobre : Catherine Deneuve, actrice française.
- : Salvatore Adamo, chanteur belge

Décès en 1943


- 7 janvier : Nikola Tesla, inventeur et ingénieur en électricité
- 24 août : Simone Weil, philosophe française.
- 9 mars : Oswald Wirth, écrivain suisse.
- 19 octobre : Camille Claudel, sculpteur français __NOTOC__ Catégorie:1943 ja:1943年 ko:1943년 ms:1943 simple:1943 th:พ.ศ. 2486

Côme

Catégorie:Ville d'Italie Catégorie:Ville d'Italie Côme (en italien, Como) est une ville italienne située en Lombardie, à 45 km au nord de Milan. Elle est bordée par le lac du même nom.

Situation géographique

Les montagnes (Alpes de Lombardie), et quelques collines couvrent la province de Côme. La plus grande étendue d'eau constitue le lac de Côme. lac de Côme

Histoire

De 1118 à 1128 plusieurs guerres opposent les Milanais à Côme et Lodi, qu'ils détruisirent en partie.

Population

En 2001, Côme comptait 78 315 habitants (36 805 hommes et 41 510 femmes) avec une densité de 2097,4 personnes/km² (source : Istituto Nazionale di Statistica).

Monuments


- Cathédrale de Côme
- Monument à Alessandro Volta
- Maison du fascisme (1933-1936) actuelle maison du peuple, malgré sa fonction de siège du parti fasciste local, ce bâtiment austère, revêtu de marbre, est désormais reconnu par les architectes de toutes convictions politiques comme un chef-d'œuvre de conception moderniste de l'architecte Giuseppe Terragni. [http://www.greatbuildings.com/cgi-bin/gbi.cgi/Casa_del_Fascio.html/cid_1953912.gbi Photo]

Personnes célèbres originaires de Côme


- Pline l'Ancien
- Pline le Jeune
- Alessandro Volta

Anecdote

C'est sur les hauteurs de Côme que vit (ou vivait ?) la vache Gilda, qui a servi aux nombreuses publicités pour la marque Milka. Ce n'est donc pas, contrairement à ce que l'on pourrait croire, une vache suisse ! ja:コモ

Anarchisme

L’anarchisme est une théorie politique qui a pour but de développer une société sans domination, où les individus coopèrent librement en tant qu’égaux.

Étymologie

théorie politique Son nom vient du mot latin anarchia, qui a été utilisé pour la première fois afin de traduire le terme grec d’Aristote αναρχ (αν « sans » est combiné avec αρχ — signifiant « principe », d’où une chose provient (voir Métaphysique A) et ce dont elle est consituée – par conséquent sa substance ou nature – phusis, qui lui donnent donc sa loi de devenir). L’étymologie du terme désigne donc une philosophie politique qui s’oppose à toute forme de pouvoir.

Qu'est-ce que l'anarchisme ?

Principes généraux

À la source de toute philosophie anarchiste, on retrouve une volonté d’émancipation individuelle et/ou collective. L’amour de la liberté, profondément ancré chez les anarchistes, les conduit à lutter pour l’avènement d'une société plus juste, dans laquelle les libertés individuelles pourraient se développer harmonieusement et formeraient la base de l’organisation sociale et des relations économiques et politiques. L’anarchisme est opposé à l’idée que pouvoir et domination soient nécessaires à la société et se bat pour une forme d’organisation sociale et économique libertaire, c’est-à-dire fondée sur la collaboration plutôt que la coercition. L'ennemi commun de tous les anarchistes est l’autorité politique sous quelque forme qu’elle soit. L’État est le principal ennemi des anarchistes, l’institution qui s’attribue le monopole de la violence légale et avoir le droit de voler (impôt) et de s’approprier (conscription, service militaire) l’individu. Les visions qu’ont les différentes tendances anarchistes de ce que serait ou devrait être une société sans État sont en revanche d’une grande diversité. Une fois la société libérée des entraves artificielles que lui imposait l’État, les anarchistes pensent que l’ordre naturel précédemment contrarié se rétablirait spontanément, ce que symbolise le « A » inscrit dans un « O » (L’anarchie, c'est l'ordre sans le pouvoir, Proudhon). Le rejet du centralisme, pour le fédéralisme, aboutit donc à un projet d'organisation sociale fondée sur la gestion directe de sa propre vie, où chacun est en mesure de participer à la vie commune, tout en conservant son autonomie individuelle, selon les conceptions parfois diamétralement opposées que s’en font les différents courants anarchistes.

Courants

À la genèse de l’anarchisme politique, on trouve les travaux pionniers de William Godwin : en 1793, il publie Enquête sur la justice politique et son influence sur la morale et le bonheur, œuvre largement inspirée par la Révolution française. Il y propose une critique radicale de la société et de toutes les formes de gouvernements qui, selon lui, empêchent l’épanouissement des individus et les mènent à leur corruption. Les travaux de Max Stirner auront également un rôle très important dans le développement de l’anarchisme individualiste. Celui-ci publie en 1845 L’Unique et sa propriété, une œuvre qui s’inscrit dans la pensée hégélienne (de par ses critiques des divers libéralismes) et qui va marquer durablement la pensée anarchiste. Les libertaires considèrent qu’une société anarchiste devrait être construite sans hiérarchie et sans autorité ; les institutions telles que le capitalisme, la famille patriarcale, l'Église, l'État, l'armée sont qualifiées d’autoritaires (dans le sens d'une présence d'autorité par opposition au système libertaire qui s'en passe) et contraires aux libertés individuelles. Trois mouvements principaux existent au sein de la mouvance anarchiste, l’une socialiste, l’autre individualiste et une autre écologiste. Il existe également d’autres tendances peu connues et plus récentes. C’est dans l'espace délimité par ces conceptions, forcément peu représentatives de l’ensemble, que se situe la pensée anarchiste. Aujourd’hui, il existe donc de nombreuses théories anarchistes distinctes. Différents groupes peuvent donc se définir comme anarchistes et néanmoins avoir des positions (au niveau tactique, stratégique, organisationnel, comme au niveau de leur philosophie politique, économique et sociale) différentes, voire opposées.

Courants Socialistes

Les socialistes libertaires, selon les tendances, considèrent que la société anarchiste peut se construire par mutuellisme, par communisme, par syndicalisme, mais aussi par conseillisme. L’abolition de la propriété et l'appropriation collective des moyens de production est un point essentiel de cette tendance libertaire. Ce courant, composé initialement de Proudhon (et ses successeurs), puis de Bakounine était le courant majoritaire au sein de la première internationale, jusqu’à la scission menée par Marx, excluant les anarchistes proudhoniens et bakouniniens. L’anarchisme socialiste est considéré comme une politique qui établit un pont entre le socialisme et l’individualisme (par le biais du coopérativisme et du fédéralisme libertaire) combattant tant le capitalisme que l’autoritarisme sous toutes ses formes.
- l’anarchisme socialiste, qui propose une gestion collective égalitariste de la société (mouvement largement influencé par les écrits de Bakounine) ;
- l’anarchisme communiste, qui de l’adage « À chacun selon ses besoins, de chacun selon ses capacités » veut, d’un point de vue économique, partir du besoin des individus afin de produire par la suite le nécessaire pour y répondre ; ce qui politiquement est lié étroitement avec l’anarchisme qui part des volontés de chaque individu réel, par la liberté politique pour créer/construire la société à l'échelle des humains vivants/désirants (mouvement largement influencé par les écrits de Errico Malatesta, Pierre Kropotkine, etc) ;
- l’anarcho-syndicalisme, qui propose une méthode : le syndicalisme, couplé à l'anarchisme, comme moyen de lutte et d’accès vers une société anarchiste (mouvement largement influencé par les écrits d’Émile Pouget, Pierre Monatte, Fernand Pelloutier, etc.) ;
- l’anarchisme proudhonien, qui défend l'autogestion fédéraliste, un travaillisme pragmatique et un justicialisme idéo-réaliste. Le travail, fondement de la société devient le levier de la politique, le réalisateur de la liberté. Le justicialisme permet un pluralisme à travers un équilibre des forces physiques et sociales. Le fédéralisme permet le dynamisme et l’équilibre de la société pluraliste. (Auteurs : Pierre Joseph Proudhon, James Guillaume, etc.) ;
- l’anarchisme insurrectionnel. Mouvement prônant l’insurrection, la révolte, la désobéissance civile (Auteurs : Wolfi Landstreicher, Alfredo M. Bonanno, etc.) ;
- le post-anarchisme qui s’inspire de la pensée post-structuraliste et post-marxiste.

Courants Individualistes

Les individualistes libertaires, selon les tendances, considèrent au contraire que seul l’individu peut légitimement posséder son bien propre, soit par l’abolition de la propriété, par la possession individuelle, par propriété privée. Selon cette tendance, les institutions autoritaires doivent être supprimés, en les désertant ou en les combattant, la question essentielle est la liberté de l’individu face à l’oppression de la société (et de ces composantes). Les institutions intermédiaires, nées de la collaboration entre individus et susceptibles de tenir l’État en échec, sont considérées avec bienveillance, pour autant évidemment qu’elles ne participent pas à l’oppression étatique (exemple typique : les fabricants d’armes).
- L’anarchisme individualiste, qui défend l’autonomie individuelle contre toute forme d’autorité et d’aliénation (humanisme, morale, État, religion...), et propose l’association entre des individus uniques (mouvement largement influencé par les écrits de Max Stirner, Émile Armand, etc.)
- L’anarchisme chrétien. Courant anarchiste se basant sur la révolution personnelle et les enseignements de Jésus Christ dans leur dimension critique vis-à-vis de l’organisation sociale. (Auteurs : Léon Tolstoï, Jacques Ellul, Ivan Illich, etc.)
- L’anarchisme de droite. Ce courant littéraire français regroupe des auteurs qui s’opposent aux formes gouvernementales traditionnelles comme la démocratie, le pouvoir des intellectuels et le conformisme. Il s’agit d'une attitude et d’une esthétique plutôt que d’une idéologie structurée, qui se cristallise autour de valeurs « de droite » telles l’anti-égalitarisme aristocratique, l’individualisme et l’esprit « libertin ». (Auteurs : Louis-Ferdinand Céline, François Richard, Michel-Georges Micberth, etc.)
- L'anarcho-sionisme est un courant politique qui nait après le sentiment d'échec de l'action révolutionnaire des juifs à l'issue des grand pogroms des années 1890, les anarchistes comme les socialistes viennent à penser que la question juive ne peut faire l'économie d'un projet de société séparée en attendant la révolution mondiale. Pour les anarcho-sionistes, il s'agit de fonder un foyer national sans État. Ce courant n'adhèrera pas au sionisme de Théodore Herzl (auteurs français : Bernard Lazare).

Courants Écologistes

L’anarchisme écologiste rejette toute forme d’économie industrielle et d’exploitation du monde naturel (mouvement proche de certaines composantes du communisme anarchiste) dans une mesure plus ou moins importante, et forment un troisième pôle de la pensée anarchiste. Les anarchistes écologistes proposent, selon la tendance, soit le retour à la nature (sous forme de société primitive), soit la mise sous contrôle par les individus de la technologie.
- L’éco-anarchisme.
- L’anarcho-primitivisme qui mélange les idées primitivistes et anarchistes. (Auteurs : Fredy Perlman, John Zerzan, John Moore, etc.)
- L’anarchisme technologique. Mouvement prônant l’appropriation de la technologie à des fins de réalisation d'une société anarchiste.
- L’anarchisme vert. Mouvement au croisement de la philosophie anarchiste et de l’écologisme. (Auteurs : Murray Bookchin, Élisée Reclus, etc.)

Courants indéterminés

Des courants récents, peu connus ou ayant leur autonomie propre, et ne rentrant pas dans le cadre des tendances précédentes existent.
- L’anarchisme épistémologique. Mouvement qui s’oppose à l'autoritarisme intellectuel et politique s’appuyant sur la transmission coercitive du savoir, la hiérarchie intellectuelle et la censure, et qui prône au contraire la liberté de pensée et d'expression, la diversité de pensée et de culte, et la libre adhésion aux idées. (Auteur : Paul Feyerabend)
- L’anarcho-féminisme qui croise les idées féministes et anarchistes. (Auteurs : Emma Goldman, Voltairine de Cleyre, etc.)
- L'anarcho-indépendantisme, qui définit la la nature anarchiste de la lutte pour l'émancipation des peuples (une tendance clairement de gauche à ne pas confondre avec le national-anarchisme)
- Le mouvement anarcho-punk qui radicalise les idées du mouvement punk.
  - Le mouvement anarcho-skinhead.
- L’anarcho-transhumanisme qui fait la synthèse entre le transhumanisme et l’anarchisme.
- Le crypto-anarchisme qui promeut l’utilisation de la cryptologie à des fins de protection sur internet contre une autorité internet qui devient de plus en plus présente.
- Le national-anarchisme, un mouvement britannique adepte du séparatisme racial issu de scissions successives du British National Party.
- Etc. Conclusions Ces différentes tendances/courants se rejoignent dans la volonté de mettre en place une société libertaire, où la liberté politique serait la règle, c’est-à-dire qu'aucune institution (syndicale, communautaire, droit, ou autre) ou individu n’aurait à contraindre des formes d’organisation politiques libertaire différente. Surtout après la seconde guerre mondiale, apparaissent d'autres courants dans différents domaines : politiques, philosophiques ou littéraires. Ils se démarquent parfois assez radicalement des doctrines libertaires classiques. Cette diversification de la philosophie anarchiste montre que l’anarchisme tend à se disperser en fonction de l’attachement des penseurs à des sensibilités politiques ou philosophiques très diverses. Certes, toutes ces tendances ont en commun de rejeter le pouvoir et l’autorité, mais les « programmes » des différents courants sont parfois incompatibles entre eux (cependant, l’anarchisme n’étant pas monolitique, cela n’altère en rien au mouvement).

Conflits entre courants

Les tendances de l’anarchisme historique (anarchisme socialiste/syndicaliste/proudhonien/communiste et individualiste stirnerien) sont également les plus actives politiquement et idéologiquement, et les mieux organisées. Elles peuvent en outre revendiquer un héritage historique très riche, qui a été composé au fil des décennies par un militantisme et un activisme très vivace. Elles constituent encore de nos jours le noyau dur de l’anarchisme actif, et une majorité d’anarchistes considère que ce sont les seuls mouvements qui peuvent légitimement revendiquer l’appellation d’anarchisme Au sein du mouvement anarchiste, d’autres mouvements non traditionnels sont plus ou moins bien accueillis (selon les tendances), certains sont considérés comme un enrichissement de l’anarchisme, d'autres non. Néanmoins, les diverses tendances se rejettent parfois mutuellement, des individualistes libertaires pouvant rejetter les socialistes et réciproquement. Pour l’ensemble des socialistes libertaires, les courants tels que le national-anarchisme, l’anarcho-capitalisme et l’anarchisme de droite sont rejetés, considérant que les idées de ces mouvements sont extérieures à l’anarchisme politique et historique, et qu’elles n’ont aucun point commun avec les leurs et leur sont même fondamentalement opposées. La plupart estiment également qu’ils emploient abusivement le terme « anarchisme ». Les anarcho-capitalistes rejettent également le national-anarchisme et l’anarchisme de droite.

Vers une société anarchiste

anarchisme de droite Le rejet des contraintes qui entravent l’individu, dans ses désirs ou ses besoins, aboutit à une remise en cause des institutions qui ont été créées, selon les anarchistes, afin de perpétuer ces contraintes. L’État, le Capital et l’Église font parties de ces institutions que les anarchistes essaient de combattre (voire d’abattre). Ce combat contre l’autorité prend souvent la forme d’une action directe (un exemple en est le Do It Yourself du mouvement punk), étrangère aux formes traditionnelles de la lutte politique. En fait, les systèmes politiques contemporains étant très souvent munis d’un pouvoir centralisé, le passage à l'anarchisme implique un changement radical. C’est pourquoi les anarchistes proposent l’abolition de ce système par différents moyens : désobéissance civile, grève, résistance passive ou résistance active, hacktivisme, obstructionnisme, etc. Certains anarchistes considèrent qu’il faut préparer l’avènement d’une révolution sociale radicale (le recours aux armes pouvant être aussi parfois nécessaire pour se défendre contre un système oppressif, qui lui n’acceptera pas le droit aux individus de s’organiser afin de déterminer par eux mêmes leurs libertés), afin de laisser les sociétés s’organiser sans maîtres et selon leurs besoins et désirs ; d’autres estiment qu’une révolution non violente est possible, avec une extinction progressive des pouvoirs. → voir différents moyens organisationnels
→ voir quelques exemples d'actions directes.

Expériences historiques

Les idées anarchistes ont été appliquées, à des degrés divers :

En périodes révolutionnaires :


- Durant la Commune de Paris (qui est tout autant revendiquée par les socialistes que les communistes) en 1871
- En 1911, essai de création d’une « république socialiste de Basse-Californie », notamment par les frères Florés Magon.
- Pendant la Révolution russe, en Ukraine, Nestor Makhno conduit la Makhnovchina pendant deux ans (1918-1919). Par ailleurs, les anarchistes ont fortement influencé la très courte Révolte de Kronstadt (mars 1921).
- En Bavière, en 1919, les anarchistes Gustav landauer et Erich Müsham participent activement à la république soviétique de Bavière.
- Lors de la Révolution espagnole (1936-1938), dans certaines régions (Catalogne, Andalousie, Levant, Aragon, tec.)
- Durant la guerre 1939-45, en Italie, création, par des résistants, d’une république libertaire près de Carrare.

En périodes non révolutionnaires :


- Au Brésil, en 1891, dans le Parana, création de la colonie de la Cecilia.
- Au Paraguay, en 1896,